Deux personnes se tenant les mains en signe de soutien et de réconfort

Mental health of Black communities: resources available in Lanaudière

Parler de santé mentale reste difficile dans bien des familles. Dans les communautés noires, plusieurs obstacles s'ajoutent : la peur du jugement, l'idée qu'il faut « être fort » et régler ses problèmes seul, le manque d'intervenants qui comprennent la réalité culturelle, et une méfiance envers les institutions nourrie par des expériences de racisme. À Repentigny, nous savons aussi, tragiquement, ce qui peut arriver lorsqu'une crise de santé mentale rencontre une réponse inadaptée. Pourtant, demander de l'aide n'est pas un signe de faiblesse : c'est un geste de courage et de responsabilité envers soi et ses proches. Ce texte réunit les ressources concrètes accessibles dans Lanaudière, ainsi que des services pensés pour les personnes noires.

Pourquoi c'est un enjeu particulier

La détresse psychologique ne touche pas tout le monde de la même façon. Aux difficultés que vit n'importe qui — deuil, séparation, perte d'emploi, isolement — s'ajoutent, pour les personnes racisées, le poids du racisme vécu au quotidien, la charge des microagressions, le stress lié au statut migratoire, et parfois les traumatismes vécus avant l'arrivée au Canada. Ce « stress supplémentaire » est réel et documenté. Le nier ne le fait pas disparaître.

À cela s'ajoute un obstacle d'accès : trouver un intervenant qui comprend d'emblée votre réalité, sans qu'il faille tout expliquer, reste difficile. Beaucoup de personnes noires renoncent à consulter parce qu'elles craignent de ne pas être comprises, ou de devoir « éduquer » leur thérapeute sur le racisme avant même de parler de leur souffrance. C'est une barrière légitime — et c'est justement pour cela que des ressources culturellement adaptées existent, et qu'il vaut la peine de les connaître.

In case of a crisis: numbers to know

If you or a loved one is experiencing intense distress, suicidal thoughts, or a psychological crisis, don't suffer alone. These services are free, confidential, and accessible without a referral.

  • Info-Social: 811, option 2. Available 24 hours a day, 7 days a week. Professionals listen to you, advise you and guide you towards the right services.
  • Lanaudière Crisis Services: 1 800 436-0966. 24/7 crisis intervention for adults in the region, with service points in the Repentigny area. Telephone support, meetings, and even temporary accommodation are available to help manage a crisis. No referral is necessary.
  • Quebec Suicide Prevention Line: 1 866 277-3553 (1 866 APPELLE), or the national line 9-8-8 (call or text), for anyone having suicidal thoughts or worried about a loved one.

Un mot important : lorsqu'un proche est en crise et qu'un danger immédiat existe, l'instinct est d'appeler le 9-1-1. Sachez qu'il est possible de demander explicitement l'intervention d'une équipe spécialisée en santé mentale, et de préciser au répartiteur qu'il s'agit d'une crise psychologique, pas d'un acte criminel. Les Services de crise de Lanaudière peuvent aussi être joints en premier recours dans bien des situations qui n'exigent pas une urgence policière.

Community resources in Lanaudière

Au-delà de l'urgence, plusieurs organismes offrent de l'écoute, de l'entraide et un accompagnement dans la durée.

  • Le Tournesol de la Rive-Nord (Repentigny): 450 657-1608. Aide, entraide et activités en santé mentale pour les résidents de la MRC de L'Assomption (Repentigny, Charlemagne, L'Épiphanie, L'Assomption).
  • The Light of the Lanaudière Lighthouse (Joliette and Repentigny): 450 752-4544. Soutien spécialement destiné aux proches d'une personne vivant avec un trouble de santé mentale — car les familles aussi ont besoin d'aide.
  • The Lanaudière Network of Community and Alternative Mental Health Organizations (ROCASML): 450 759-8853. Une porte d'entrée pour repérer l'organisme le plus proche de chez vous.
  • Your CLSC and Info-Social (811) demeurent aussi des portes d'accès aux services publics, notamment si vous cherchez un suivi psychologique ou un médecin.

Resources designed for Black people

Certaines ressources, souvent basées à Montréal mais accessibles à distance, offrent des services culturellement adaptés — c'est-à-dire livrés par des personnes qui comprennent d'emblée la réalité des communautés noires.

  • The Black Healing Centre (Montreal) offers free or affordable mental health support, based on racial justice and healing, taking into account racism-related trauma.
  • L'Institut Résiliences offers mental health and family relations services with a culturally consistent approach for Black and Francophone African communities.
  • Multi-Écoute: 514 737-3604. Listening and psychosocial support for immigrant populations.
  • The Multicultural Mental Health Resource Centre (MRMHRC) help to find services adapted to diverse cultural backgrounds.
  • Directories of Black therapists (like Healing in Colour) allow you to search for a professional who matches your reality.

Ces listes évoluent; si vous n'êtes pas certain par où commencer, LAKAY peut vous aider à repérer la ressource qui vous convient.

How to support a loved one

On est souvent le premier témoin de la détresse d'un membre de sa famille sans savoir quoi faire. Quelques repères aident. Soyez attentif aux changements qui durent : repli soudain, irritabilité inhabituelle, perte d'intérêt, troubles du sommeil ou de l'appétit, propos sombres, consommation en hausse. Ces signes ne veulent pas dire qu'une catastrophe est inévitable, mais qu'un soutien est nécessaire.

Ce qui aide le plus est souvent simple : offrir une écoute sans juger ni minimiser, éviter les « secoue-toi » ou « d'autres ont pire », et rappeler à la personne qu'elle n'est pas seule. Vous pouvez proposer concrètement de l'accompagner : composer un numéro ensemble, l'aider à prendre un rendez-vous, l'accompagner à une rencontre. Prendre soin d'un proche est exigeant : n'oubliez pas de vous appuyer, vous aussi, sur des ressources comme La Lueur du phare, qui existe précisément pour les familles. Si vous percevez un danger immédiat, ne restez pas seul avec cette responsabilité — appelez Info-Social au 811, option 2, ou la ligne 9-8-8.

Demander de l'aide, un geste légitime

On n'a pas à attendre l'effondrement pour demander de l'aide. Consulter parce qu'on se sent submergé, épuisé ou anxieux est aussi légitime que de consulter pour une douleur physique. Parler à une personne de confiance — un proche, un intervenant, un guide spirituel ouvert à ces questions — est souvent le premier pas. Le second, c'est de composer l'un des numéros ci-dessus. La guérison n'efface pas les injustices, mais elle vous redonne des forces pour les traverser et les combattre.

LAKAY is here

LAKAY provides free and confidential support to immigrants and racialized people in Repentigny and Lanaudière. We can listen to you without judgment, direct you to the appropriate resources, and support you in your efforts, including when your distress is related to experiences of discrimination or profiling.

LAKAY
818 Notre-Dame Street, Suite 202, Repentigny, Quebec
Telephone: 514 532-0484
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Facebook: facebook.com/lakayrepentigny


La santé mentale est un sujet sensible. Cet article a une visée informative et ne remplace pas l'avis d'un professionnel. Si vous ou un proche êtes en détresse, communiquez sans tarder avec l'une des ressources ci-dessus — de l'aide existe, et elle est accessible.


Balance dorée de la justice posée sur un bureau

How to file a complaint with the Human Rights Commission?

Short answer: Si vous avez été victime de discrimination, de harcèlement discriminatoire ou d'exploitation, vous pouvez porter plainte gratuitement à la Commission for Human Rights and Youth Rights (CDPDJ). You have three years après l'incident pour le faire. La plainte se dépose par écrit, au moyen du formulaire en ligne, et vous pouvez la faire vous-même ou demander à un organisme comme LAKAY de vous aider. Le reste de ce guide explique ce que la Commission peut traiter, comment déposer, ce qui se passe ensuite, les délais et les erreurs à éviter.


What the CDPDJ can process

The CDPDJ ensures compliance with the Charter of Human Rights and Freedoms du Québec. Elle peut intervenir lorsque vous êtes traité de façon discriminatoire dans un domaine couvert par la Charte, comme l'emploi, le logement, ou l'accès à des biens et services offerts au public (commerces, transports, services gouvernementaux, écoles).

Pour qu'il y ait discrimination au sens de la Charte, le traitement injuste doit être lié à un prohibited reason : la race, la couleur, l'origine ethnique ou nationale, la religion, le sexe, l'identité ou l'expression de genre, la grossesse, l'orientation sexuelle, l'état civil, l'âge, les convictions politiques, la langue, la condition sociale ou le handicap.

Some concrete examples: an employer who refuses to hire you or who fires you because of your origin; a landlord who refuses to rent you accommodation because of your name or skin color; a business or public service that treats you differently; or repeated discriminatory harassment.

La CDPDJ protège aussi les droits des enfants et des adolescents pris en charge par la protection de la jeunesse — mais cela relève d'un processus distinct.

Les étapes, dans l'ordre

  1. Check that your situation falls within the framework. Demandez-vous : y a-t-il eu un traitement défavorable? Est-il lié à l'un des motifs interdits par la Charte? S'est-il produit dans un domaine couvert (emploi, logement, services au public)? Si oui, vous êtes probablement au bon endroit. En cas de doute, un membre du personnel de la Commission — ou un organisme d'accompagnement — peut vous aider à y voir clair.

  2. Gather your evidence and your story. Notez les faits en ordre : dates, lieux, personnes impliquées, ce qui a été dit et fait. Conservez tout document utile (courriels, messages, contrats, avis, annonces de logement ou d'emploi, noms de témoins).

  3. Fill out the complaint form. The complaint must be made in writing, You can submit your complaint using the Commission's online form. You can submit it yourself, or ask a rights organization to do it for you. A Commission staff member can also help you complete it.

  4. The Commission analyzes the admissibility. She verifies that the complaint falls within her jurisdiction and respects the deadline.

  5. L'enquête. La Commission mène une enquête impartiale (non contradictoire) : elle recueille votre version, celle de la partie visée, et les éléments de preuve. Elle peut proposer un règlement à l'amiable entre les parties (médiation).

  6. The decision. If the Commission deems the complaint justified, it may propose remedial measures. If these measures are not implemented, it may refer the case to the Human Rights Tribunal, qui a le pouvoir de rendre une décision exécutoire. Dans les dossiers de profilage racial, la Commission privilégie de saisir ce tribunal sur le fond, même sans la collaboration de la partie visée à l'étape de l'enquête.

The deadlines and the necessary documents

  • Deadline for filing: three years à compter de l'incident. Passé ce délai, la plainte peut être refusée.
  • Processing time: on average 15 months pour une plainte de discrimination, de harcèlement ou d'exploitation. C'est un recours utile, mais qui demande de la patience; documentez bien votre dossier dès le départ.
  • Documents and items to prepare:
    • a written, clear and chronological account;
    • relevant emails, texts, letters or messages;
    • les contrats, avis, bulletins de paie, annonces de logement ou d'emploi;
    • toute preuve d'un traitement différent (par exemple, un logement dit « loué » à vous et « disponible » à une autre personne);
    • the name and contact details of the witnesses;
    • a medical or psychological report if the situation has had consequences for your health.

What repairs can you get?

Si votre plainte est jugée fondée, la Commission — ou le Tribunal des droits de la personne — peut demander différentes mesures selon la situation. Cela peut inclure la cessation du comportement discriminatoire, l'obligation pour l'auteur de poser un geste concret (par exemple vous offrir le logement ou l'emploi refusé, ou modifier une pratique), le versement d'une indemnité pour le préjudice moral et matériel subi, et parfois des dommages punitifs lorsque l'atteinte aux droits est intentionnelle.

L'objectif n'est pas seulement de vous dédommager : c'est aussi de faire cesser une pratique discriminatoire et, dans certains cas, de faire reconnaître un problème plus large. Les décisions rendues dans des dossiers de profilage ou de discrimination contribuent à faire évoluer les pratiques des employeurs, des propriétaires et des institutions. Votre démarche peut donc avoir une portée qui dépasse votre situation personnelle.

Il faut toutefois garder des attentes réalistes sur les délais et sur le fait qu'une plainte doit être appuyée par une preuve. C'est pourquoi la qualité de votre dossier, dès le départ, fait une grande différence — et pourquoi il vaut la peine de se faire accompagner.

How to contact the CDPDJ

  • Complaint form and information: cdpdj.qc.ca
  • The Commission offers a secure document transmission service and a detailed frequently asked questions section on its website.
  • A member of the Commission can help you formulate your complaint.

Ce qu'il ne faut pas faire

  • Do not exceed the three-year period. C'est la première chose à vérifier. Un dossier solide déposé trop tard ne servira à rien.
  • Don't rely solely on your memory. Écrivez tout rapidement, pendant que les détails sont frais. Un dossier bien documenté dès le départ pèse lourd, surtout que l'enquête peut s'étirer sur plus d'un an.
  • Don't confuse the legal options. La CDPDJ traite la discrimination fondée sur un motif interdit. Un simple différend contractuel, un litige de consommation ou un conflit de travail sans lien avec un motif interdit relève d'autres instances. En cas de doute, faites-vous accompagner.
  • N'abandonnez pas devant la longueur du processus. Le délai moyen de 15 mois en décourage plusieurs. Vous pouvez, en parallèle, exercer d'autres recours plus rapides (par exemple la procédure scolaire pour un cas à l'école, ou une plainte en déontologie pour un cas policier).
  • Don't remain alone with the feeling that "it won't do any good". Every documented complaint counts, both for your case and for recognizing a systemic problem.

LAKAY can assist you

La CDPDJ permet à un organisme de défense des droits de porter plainte pour vous — et c'est exactement le genre d'accompagnement que LAKAY peut offrir. Nous accompagnons gratuitement et en toute confidentialité les personnes immigrantes et racisées de Repentigny et de Lanaudière. Nous pouvons vous aider à évaluer si votre situation relève de la Commission, à monter un dossier solide, à remplir le formulaire, et à vous soutenir tout au long du processus.

LAKAY
818 Notre-Dame Street, Suite 202, Repentigny, Quebec
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Ce guide fournit de l'information générale sur le droit en vigueur au Québec. Il ne remplace pas un avis juridique adapté à votre situation. Pour des conseils sur un dossier précis, consultez un avocat ou communiquez avec LAKAY.


Salle de classe lumineuse et vide avec pupitres et chaises

My child is a victim of racial profiling at school: what can I do?

Short answer: You have recourse, and it's free. Start by documenting the facts, then follow the three-step school complaint process that leads to Protecteur régional de l'élève. In parallel — or subsequently — you can file a complaint for discrimination with the Commission for Human Rights and Youth Rights (CDPDJ), qui a jusqu'à trois ans pour recevoir votre plainte. La loi protège votre enfant et vous-même contre les représailles. Le reste de ce guide explique chaque étape, les délais, et les erreurs à éviter.


Recognizing racial profiling in schools

Le profilage racial, c'est le fait de traiter une personne différemment — de la surveiller, de la punir, de la soupçonner ou de l'exclure — à cause de sa couleur de peau, de son origine ethnique ou de sa religion, plutôt qu'à cause de son comportement réel. À l'école, cela peut prendre plusieurs formes : sanctions disciplinaires plus sévères pour un même geste, fouilles ciblées, remarques sur l'origine ou l'accent, exclusion d'activités, orientation systématique vers des classes moins exigeantes, ou refus de prendre au sérieux les signalements d'intimidation à caractère raciste.

Le profilage n'est pas toujours intentionnel. Il peut résulter de préjugés inconscients ou de règles appliquées de façon inégale. Cela ne le rend pas acceptable pour autant : la Charte des droits et libertés de la personne interdit la discrimination fondée sur la race, la couleur et l'origine ethnique ou nationale, y compris à l'école.

Two possible options (you can use both)

1. The school complaint procedure, qui aboutit au Protecteur national de l'élève et à ses protecteurs régionaux. Ce recours vise à corriger la situation dans l'école et à améliorer les services. Il fonctionne comme un ombudsman : l'objectif n'est pas de trouver un coupable, mais de régler le problème et de formuler des recommandations à l'établissement.

2. Filing a discrimination complaint with the CDPDJ. Ce recours vise la reconnaissance d'une atteinte à vos droits et peut mener à des réparations. Il est distinct de la procédure scolaire et peut être exercé en parallèle. (Voir notre guide dédié sur la CDPDJ.)

Les étapes de la plainte scolaire, dans l'ordre

The procedure includes at most three steps. We usually start with the first one.

  1. Step 1 — The person concerned or their immediate superior. Adressez-vous d'abord à la personne visée par la situation (l'enseignant, le surveillant, la direction) ou à son supérieur immédiat. Exposez clairement le problème et ce que vous attendez comme correctif. L'établissement dispose d'un délai de 10 days to process the request.

  2. Step 2 — The person in charge of handling complaints. Si vous n'êtes pas satisfait de la réponse, ou si le délai de 10 jours n'a pas été respecté, adressez-vous au responsable du traitement des plaintes de votre centre de services scolaire (CSS), de la commission scolaire ou de l'établissement d'enseignement privé.

  3. Étape 3 — Le Protecteur régional de l'élève. Si vous demeurez insatisfait, vous pouvez saisir le Protecteur régional de l'élève. Il est indépendant et neutre. Il vous will assist in the written drafting of your complaint and has 20 business days pour l'examiner, enquêter et rendre ses conclusions, qui peuvent comprendre des recommandations à l'école ou au CSS. Ensuite, le Protecteur national de l'élève a 5 business days pour décider s'il examine lui-même le dossier; s'il le fait, il a 10 business days Furthermore, to analyze and, if necessary, modify the conclusions.

Special case — sexual violence: a report of sexual violence can be made directement au Protecteur régional de l'élève, These cases are handled urgently and confidentially, without going through the first two steps.

How to file a school complaint

  • Online form: pne.gouv.qc.ca/formulaire
  • You can also choose the communication method that suits you best; the ombudsman will help you formulate the complaint in writing.
  • La plainte peut être déposée par l'élève Or by his/her parent.

The deadlines and the necessary documents

  • School complaint: l'étape 1 doit être traitée en 10 days; the Regional Protector has 20 business days pour ses conclusions. Il n'y a pas de délai de prescription strict comme pour la CDPDJ, mais n'attendez pas : agir rapidement facilite la collecte des preuves.
  • Complaint to the CDPDJ (discrimination): you have three years à compter de l'incident. Le traitement d'une plainte y prend en moyenne 15 months.
  • Documents to gather and keep:
    • a log of incidents (dates, places, people present, what was said and done);
    • les courriels et messages échangés avec l'école;
    • disciplinary notices, report cards or notes in the file;
    • the names of the witnesses (other students, parents, staff members);
    • toute preuve écrite de traitement différent entre votre enfant et d'autres élèves.

Supporting your child during the process

Une plainte peut prendre des semaines, parfois des mois. Pendant ce temps, votre enfant continue de fréquenter l'école, et c'est lui qui vit la situation au quotidien. Prenez le temps de lui expliquer, dans des mots adaptés à son âge, que ce qui lui arrive n'est pas de sa faute et que des adultes travaillent à corriger la situation. Rassurez-le sur le fait que porter plainte est un geste normal et légitime, pas une source de honte.

Restez attentif aux signes de détresse : perte d'intérêt pour l'école, chute des résultats, troubles du sommeil, repli sur soi. Au besoin, demandez le soutien d'un professionnel — le personnel des services complémentaires de l'école (psychologue, travailleur social, psychoéducateur) peut aider, tout comme les ressources communautaires. Documenter l'impact sur votre enfant est aussi utile pour votre dossier, notamment si vous portez plainte à la CDPDJ.

Enfin, cherchez des alliés. D'autres parents ont peut-être vécu des situations semblables, et un témoignage extérieur renforce souvent une plainte. Un organisme communautaire peut vous mettre en lien avec ces ressources et vous accompagner dans la durée.

Ce qu'il ne faut pas faire

  • Ne gardez rien à l'oral seulement. Après chaque rencontre ou appel avec l'école, envoyez un court courriel récapitulatif (« Pour faire suite à notre conversation d'aujourd'hui... »). Cela crée une trace écrite datée.
  • Don't skip steps without reason. Sauf pour la violence à caractère sexuel, la procédure prévoit de commencer par l'école. Sauter directement à la fin peut retarder le traitement. En revanche, vous pouvez toujours ouvrir en parallèle une plainte à la CDPDJ.
  • Don't let the fear of retaliation stop you. La Loi sur le Protecteur national de l'élève protège l'élève, le parent et toute personne qui accompagne ou collabore contre les représailles et les menaces de représailles.
  • Ne minimisez pas l'impact sur votre enfant. Prenez au sérieux les signes de détresse (retrait, chute des résultats, refus d'aller à l'école) et cherchez du soutien pour lui.
  • Ne restez pas seul face à l'établissement. Vous avez le droit d'être accompagné dans vos démarches, et cela change souvent le rapport de force.
  • N'oubliez pas le double recours. La procédure scolaire corrige la situation; la CDPDJ fait reconnaître l'atteinte aux droits. Les deux sont complémentaires.

LAKAY can assist you

Défendre son enfant devant une institution scolaire peut être épuisant, surtout dans un système qu'on connaît mal ou dans une langue qui n'est pas la sienne. LAKAY accompagne gratuitement et en toute confidentialité les familles immigrantes et racisées de Repentigny et de Lanaudière. Nous pouvons vous aider à documenter les incidents, à rédiger vos communications avec l'école, à comprendre les trois étapes, à remplir le formulaire du Protecteur de l'élève et, au besoin, à préparer une plainte à la CDPDJ.

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Ce guide fournit de l'information générale sur le droit en vigueur au Québec. Il ne remplace pas un avis juridique adapté à votre situation. Pour des conseils sur un dossier précis, consultez un avocat ou communiquez avec LAKAY.


Fournitures scolaires : crayons, gomme, règle et cahier à spirale

Back to school: what parents of color should know about their rights

Chaque rentrée ramène son lot d'espoirs et d'inquiétudes. Pour beaucoup de familles immigrantes et racisées de Repentigny et de Lanaudière, elle ramène aussi une question qui ne devrait pas exister : mon enfant sera-t-il traité avec équité cette année? Cette appréhension n'est pas de la paranoïa. Elle repose sur des expériences réelles, documentées, vécues par des parents d'ici. La bonne nouvelle, c'est que la loi est de votre côté, et que connaître vos droits change concrètement le rapport de force. Voici l'essentiel à avoir en tête pour aborder l'année scolaire.

The fundamental right: education without discrimination

Au Québec, la Charte des droits et libertés de la personne interdit la discrimination fondée sur la race, la couleur, l'origine ethnique ou nationale et la religion, y compris dans l'accès aux services éducatifs et dans la façon dont ces services sont rendus. Concrètement, votre enfant a le droit d'apprendre dans un environnement où il n'est ni surveillé de plus près, ni puni plus sévèrement, ni orienté vers des parcours moins exigeants, ni ridiculisé à cause de son origine, de son nom, de son accent, de sa religion ou de la texture de ses cheveux.

Cela vaut pour les gestes visibles comme pour les décisions plus discrètes : une sanction disciplinaire disproportionnée pour un même comportement, une fouille ciblée, un commentaire répété sur les origines, l'exclusion d'une activité, ou le refus de prendre au sérieux un signalement d'intimidation à caractère raciste. La discrimination n'a pas besoin d'être intentionnelle pour être interdite : ce qui compte, c'est l'effet sur l'enfant.

Le droit à l'information et à la participation

Vous avez le droit de comprendre ce qui se passe dans le parcours de votre enfant et de participer aux décisions qui le concernent. Si le français n'est pas votre langue première, n'hésitez pas à demander un accompagnement ou un interprète lors des rencontres importantes (plan d'intervention, mesures disciplinaires, orientation). Une décision prise sans que vous ayez pu comprendre et vous exprimer est une décision à laquelle vous pouvez vous opposer.

Vous avez aussi le droit de consulter le dossier scolaire de votre enfant, de demander des explications sur une note au dossier, une suspension ou un classement, et d'obtenir ces informations par écrit. Prenez l'habitude de demander les communications importantes par courriel : cela crée une trace datée, utile si un désaccord survient.

The right to appropriate services

Un enfant nouvellement arrivé a droit à des services d'accueil et de francisation. Un enfant ayant des besoins particuliers a droit à une évaluation et à un plan d'intervention. Méfiez-vous d'un piège fréquent : des difficultés liées à l'apprentissage d'une nouvelle langue ou à un choc culturel sont parfois interprétées à tort comme des troubles de comportement ou d'apprentissage. Vous pouvez demander qu'une évaluation tienne compte du parcours migratoire et linguistique de votre enfant, et demander un deuxième avis si un classement vous semble injuste.

Recognizing profiling in schools

Le profilage, à l'école, prend rarement la forme d'une insulte ouverte. Il se glisse plutôt dans les écarts : deux élèves font la même chose, un seul est envoyé chez la direction. Un adolescent racisé est soupçonné le premier quand quelque chose disparaît. Un enfant est décrit comme « agressif » ou « intimidant » pour des comportements qu'on trouverait anodins chez un autre. Pris isolément, chaque épisode peut sembler mineur. C'est leur accumulation qui dessine un traitement inéquitable.

Si vous percevez ce schéma, fiez-vous à votre observation, mais documentez-la. Tenez un journal : dates, faits précis, paroles rapportées, noms des personnes présentes, et surtout les cas où votre enfant a été traité différemment d'autres élèves dans une situation comparable. Ce sont ces comparaisons qui donnent du poids à une plainte.

Dress codes, hair and religious symbols

Une source fréquente de tension à la rentrée concerne l'apparence. Retenez un principe : un code vestimentaire doit s'appliquer de façon égale à tous les élèves. S'il vise, dans les faits, surtout certains élèves — par exemple en interdisant des coiffures associées aux cheveux afro (tresses, locs, foulards) ou en jugeant « inappropriée » une tenue qui ne l'est pas chez d'autres — il peut devenir discriminatoire. La texture et la coiffure des cheveux font partie de l'identité, et un enfant ne devrait jamais être humilié ou puni pour cela.

Sur le plan religieux, il faut distinguer deux choses. La loi québécoise sur la laïcité de l'État encadre le port de signes religieux par certains membres du personnel en position d'autorité — pas par les élèves. Vos enfants conservent le droit de porter des signes religieux à l'école, et l'établissement a une obligation d'accommodement raisonnable pour les pratiques religieuses (par exemple pour certaines fêtes ou certains besoins alimentaires), tant que cela n'impose pas de contrainte excessive. Si on vous oppose un refus, demandez-le par écrit et faites-vous accompagner : un refus mal fondé peut être contesté.

If a situation worries you: the steps to take

Si une situation vous préoccupe, la marche à suivre commence toujours par le dialogue avec l'école, puis monte par étapes.

  1. Speak to the person involved or their supervisor (l'enseignant, puis la direction). Exposez le problème clairement et par écrit, et indiquez ce que vous attendez comme correctif. L'établissement dispose d'un délai pour répondre.

  2. Contact the complaints officer from your school service centre if the answer is not satisfactory.

  3. Saisissez le Protecteur régional de l'élève, An independent and free resource that will assist you in drafting your complaint and will make recommendations. The law protects you and your child from any retaliation for filing a complaint.

In parallel — and not instead of — you can file a complaint for discrimination with the Commission for Human Rights and Youth Rights (CDPDJ), qui dispose de trois ans après l'incident pour recevoir une plainte. La procédure scolaire vise à corriger la situation sur le terrain; la CDPDJ vise à faire reconnaître l'atteinte aux droits. Les deux sont complémentaires. (Voir nos guides détaillés « Profilage racial à l'école : la marche à suivre » et « Déposer une plainte à la Commission des droits de la personne ».)

Ce qu'il ne faut pas faire

Ne gardez pas vos échanges à l'oral seulement : un simple courriel récapitulatif après chaque rencontre vaut de l'or. Ne minimisez pas les signes de détresse de votre enfant (retrait, chute des résultats, refus d'aller à l'école); prenez-les au sérieux et cherchez du soutien. Ne restez pas seul face à l'institution : vous avez le droit d'être accompagné, et cela change souvent le ton des discussions. Et ne renoncez pas par découragement — chaque situation documentée compte, autant pour votre enfant que pour faire évoluer les pratiques.

Aborder l'année du bon pied

Tout ne se joue pas dans le conflit. Une rentrée solide, c'est aussi présenter votre enfant à son enseignant sous un jour positif, exprimer votre volonté de collaborer, et poser dès le départ des attentes claires. La grande majorité du personnel scolaire est de bonne foi. Connaître vos droits ne vous met pas en position d'adversaire : cela vous permet d'être un partenaire lucide, capable de reconnaître ce qui va bien comme ce qui ne va pas, et d'agir avec assurance le jour où c'est nécessaire.

LAKAY can assist you

LAKAY accompagne gratuitement et en toute confidentialité les familles immigrantes et racisées de Repentigny et de Lanaudière. Nous pouvons vous aider à préparer une rencontre avec l'école, à documenter une situation, à rédiger vos communications, à comprendre les étapes de plainte et, au besoin, à préparer un recours auprès du Protecteur de l'élève ou de la CDPDJ.

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Ce texte fournit de l'information générale sur le droit en vigueur au Québec. Il ne remplace pas un avis juridique adapté à votre situation.


Racial profiling: LAKAY calls for a moratorium on arrests

During the meeting of the Public Safety Committee, held in Montreal on August 11, the director of LAKAY made a clear request: that the Montreal Police Service (SPVM) implement the only recommendation made by the experts which explicitly calls for a moratorium on police stops.

For LAKAY, racial profiling doesn't necessarily begin with an arrest. It can start with a simple question: "Where are you going?", "What are you doing here?", or "Why are you here?". These interventions, when they disproportionately target certain communities, can contribute to creating a climate of mistrust and insecurity.

In Montreal, but also in Repentigny, Terrebonne and several other communities in Quebec, racialized people continue to face the consequences of racial profiling and discriminatory police practices.

LAKAY believes it is now time to move from commitments to concrete actions. A moratorium on police stops must be accompanied by a review of police practices, transparent accountability, and measures aimed at sustainably restoring trust between communities and police services.

Racial profiling is not just a Montreal issue. It is a problem that concerns all of Quebec and requires a province-wide response.

LAKAY therefore reiterates its demand: a moratorium on police stops throughout Quebec.


Also read: Report: Municipal inaction in the face of racial profiling in Repentigny (2017-2021).

LAKAY
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E-mail : info@lakay.quebec
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LAKAY congratulates Glenn Dubé, the new chief of the Atikamekw Council of Manawan

PRESS RELEASE — FOR IMMEDIATE RELEASE

Repentigny, August 14, 2026 — LAKAY extends its sincerest congratulations to Mr. Glenn Dubé, elected Chief of the Atikamekw Council of Manawan for a four-year term. LAKAY also congratulates the six elected councillors — Mario Ottawa, Jean-Roch Ottawa, Patrice Ottawa, Paul-Émile Ottawa, Claudia Newashish and Ghislain Quitich — and commends the work of outgoing Chief Sipi Flamand.

This election comes just days after a significant meeting between our two communities. The 1er août dernier, LAKAY a accompagné à Manawan un groupe de 150 personnes issues de la communauté noire de Lanaudière et de la grande région de Montréal. La journée, faite d'accueil, d'échanges, d'un dîner de rapprochement et d'un atelier de tam-tam, a permis de tisser des liens véritables entre la Nation Atikamekw et les communautés afrodescendantes.

« Nous avons été reçus à Manawan avec une générosité que nous n'oublierons pas. Ce qui s'est amorcé le 1er août n'était pas une visite ponctuelle, mais le début d'une relation », affirme Pierre Richard Thomas, directeur général de LAKAY. « Nous tendons la main au chef Dubé et à son conseil, et nous comptons travailler avec eux. »

LAKAY entend poursuivre ce rapprochement par des activités conjointes, des échanges intercommunautaires et la mise en place d'un protocole d'entente durable entre les deux communautés.


Also read: A successful solidarity visit between the Black community and the Atikamekw Nation of Manawan.

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The young people of the third cohort of the PIEJ receive their certificate

A new milestone reached for the young people of the LAKAY Youth Integration and Engagement Programme (PIEJ).

Today, LAKAY was pleased to celebrate the success of the young people of the third cohort of the PIEJ program, who received their certificate after a six-month course combining training and professional experience.

For the first three months, participants underwent training designed to develop their personal and professional skills and prepare them for the job market. This period allowed them to acquire new knowledge, boost their confidence, and better prepare for the demands of the professional world.

The following three months were dedicated to internships in various businesses and organizations within the community. This experience allowed them to put their learning into practice, to discover the world of work firsthand, and to develop new professional skills.

LAKAY would like to warmly congratulate all the young people for their perseverance, commitment and efforts throughout their journey.

We would also like to sincerely thank the employers and mentors who agreed to support the participants. Their availability, guidance, and trust played a vital role in the success of this cohort. By opening their doors to young people, they are making a tangible contribution to fostering their professional integration and creating new opportunities.

The PIEJ is part of LAKAY's commitment to helping reduce the obstacles that some young people, particularly those from Black and racialized communities, may face in their journey to employment.

The next cohort of the PIEJ program will begin at the start of September. This is another opportunity for young people to develop their skills, gain professional experience, and build their future.


Statue de la Justice tenant la balance et le glaive

How to file a complaint against a police officer in Quebec?

Short answer: If a police officer has failed in their duty — abuse of power, derogatory language, excessive force, profiling — you can file a written complaint at the Police Ethics Commissioner, gratuitement, dans un délai d'one year après l'événement. Vous pouvez le faire en ligne, par la poste, en personne, ou par l'entremise d'un poste de police. Un organisme communautaire comme LAKAY peut vous aider à rédiger votre plainte. Le reste de ce guide explique quel recours choisir, comment déposer, ce qui se passe ensuite, et les erreurs à éviter.


À qui s'adresser? Trois recours différents

Avant de porter plainte, il faut savoir devant quel organisme aller, parce qu'ils ne traitent pas les mêmes choses.

1. The Commissioner for Police Ethics. C'est le recours principal pour un comportement fautif d'un policier. Le Commissaire applique le Code de déontologie des policiers du Québec. Il s'occupe des manquements comme l'abus d'autorité, le manque de respect, la violence injustifiée, les propos discriminatoires, les fouilles ou détentions abusives. Il couvre aussi les agents de protection de la faune, les constables spéciaux, les contrôleurs routiers et les enquêteurs de l'UPAC.

2. The Bureau of Independent Investigations (BEI). Il intervient dans les cas graves : lorsqu'une personne meurt ou subit une blessure grave à l'occasion d'une intervention policière, ou lors d'une allégation d'infraction criminelle à caractère sexuel visant un policier. Dans ces situations, on ne passe pas d'abord par le Commissaire.

3. The police service itself. If your dissatisfaction relates to the quality of service (for example an unreasonable delay, an internal policy) rather than on a breach of ethics, you should contact the relevant police department directly.

The rest of this guide deals with the most common recourse: the complaint regarding police ethics.

Les étapes, dans l'ordre

  1. Make sure your situation falls within the framework. La plainte doit viser un policier qui agissait dans l'exercice de ses fonctions et concerner un acte contraire au Code de déontologie. Vous pouvez porter plainte si vous avez été victime, ou si vous avez été témoin d'un tel acte.

  2. Gather your information. Rédigez un récit clair : la date, l'heure, le lieu, ce qui s'est passé, ce qui a été dit, le nom ou le matricule des policiers si vous les avez, le numéro d'autopatrouille, et le nom des témoins. N'attendez pas : les détails s'effacent vite de la mémoire.

  3. Write down the complaint. The complaint must be submitted in writing. You have several options:

    • fill the online form directly on the Commissioner's website;
    • download the PDF form, l'imprimer et le remplir;
    • take a telephone appointment to fill it out with a staff member, or submit it orally in certain situations.
  4. File the complaint. You can forward it:

    • directly to the Commissioner (online, by mail, or in person at his offices in Quebec City or Montreal);
    • par l'entremise de n'importe quel poste de police, d'un bureau de contrôle routier ou d'un centre de service de la SAAQ, qui doit alors la transmettre au Commissaire dans les cinq jours.

    It is generally preferable to file directly with the Commissioner.

  5. The Commissioner is reviewing your complaint. Il décide s'il la retient. Selon la nature du dossier, il peut proposer la conciliation between you and the police officer, open a investigation, or reject the complaint and explain why.

  6. Monitoring and decision-making. If your complaint is rejected, the Commissioner will send you a summary of the report and inform you of your right to request a review before the Administrative tribunal of police ethics. Si la situation le justifie, il peut citer le policier devant ce tribunal, ou transmettre le dossier au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) lorsqu'une infraction criminelle est en cause.

Conciliation ou enquête : à quoi s'attendre

Once your complaint is accepted, the Commissioner generally chooses between two courses of action. conciliation est une rencontre encadrée entre vous et le policier, animée par un conciliateur neutre, dans le but de trouver une entente. Elle est souvent proposée pour les manquements de moindre gravité. Vous n'êtes pas obligé d'accepter une entente qui ne vous convient pas, et la conciliation reste confidentielle. L'investigation, elle, est privilégiée pour les situations plus graves : le Commissaire recueille les témoignages et la preuve, puis décide s'il cite le policier devant le Tribunal administratif de déontologie policière.

Il est normal que le processus prenne du temps et qu'on vous demande des précisions en cours de route. Gardez une copie de tout ce que vous envoyez et notez les dates de vos échanges avec le Commissaire. Si vous changez d'adresse ou de numéro pendant le traitement, avisez-les pour ne pas manquer une communication importante.

The deadlines and the necessary documents

  • Deadline for filing: one year à compter de la date de l'événement, ou de la date où vous avez pris connaissance qu'il s'agissait d'un motif de plainte. Ne dépassez pas ce délai.
  • If your complaint goes through a police station: this one has five days to send a copy to the Commissioner.
  • Documents and useful items to attach or keep:
    • your written account, as precise as possible;
    • tout constat d'infraction ou document remis par les policiers;
    • your photos, videos or recordings;
    • a medical report if you have been injured;
    • the contact details of the witnesses;
    • le nom ou le matricule des policiers et le numéro d'autopatrouille, si vous les avez (pas indispensables pour porter plainte, mais utiles).

Contact information for the Police Ethics Commissioner

  • Montreal: 514 864-1784
  • Quebec: 418 643-7897
  • Free of charge (other regions): 1 877 237-7897
  • E-mail : deontologie-policiere.quebec@comdp.gouv.qc.ca
  • Website and forms: deontologie-policiere.gouv.qc.ca

Staff are available Monday to Friday, from 8:30 a.m. to 12:00 p.m. and from 1:00 p.m. to 4:30 p.m.

Ce qu'il ne faut pas faire

  • Ne laissez pas filer le délai d'un an. C'est l'erreur la plus fréquente et la plus dommageable. Une plainte déposée trop tard peut être refusée.
  • Do not file a vague complaint. «"The police officer was unpleasant" without details is difficult to address. Be specific about the facts, dates, and what was said.
  • Do not destroy any evidence and do not modify your recordings or notes.
  • Don't contact the wrong organization. Une plainte sur la qualité du service envoyée au Commissaire, ou un cas de blessure grave qui devrait aller au BEI, risque d'être redirigé et de perdre du temps. En cas de doute, faites-vous accompagner.
  • N'abandonnez pas parce que le processus semble intimidant. Vous n'êtes pas obligé de tout faire seul : le personnel du Commissaire peut vous aider à rédiger, et un organisme communautaire aussi.
  • Si vous faites face à des accusations criminelles en lien avec l'événement, Speak to a lawyer before filing your complaint, to coordinate the two steps.

LAKAY can assist you

Porter plainte contre un policier peut sembler lourd, surtout quand on se sent isolé ou qu'on craint des représailles. LAKAY accompagne gratuitement et en toute confidentialité les personnes immigrantes et racisées de Repentigny et de Lanaudière. Nous pouvons vous aider à mettre les faits par écrit, à choisir le bon recours, à remplir le formulaire, et à vous orienter vers un avocat au besoin. La loi vous protège contre les représailles pour avoir porté plainte.

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Ce guide fournit de l'information générale sur le droit en vigueur au Québec. Il ne remplace pas un avis juridique adapté à votre situation. Pour des conseils sur un dossier précis, consultez un avocat ou communiquez avec LAKAY.


A successful solidarity visit between the Black community and the Atikamekw Nation of Manawan

A successful solidarity visit between the Black community and the Atikamekw Nation of Manawan

Gathered around a powwow, the two communities pledge to fight together against discrimination

MANAWAN, August 1, 2026 – The solidarity day organized by the LAKAY organization of Repentigny in the Atikamekw community of Manawan was a great success. This Saturday, August 1st, a delegation from the Black community of Lanaudière was warmly welcomed to Nitaskinan, the ancestral territory of the Atikamekw Nehirowisiw Nation, for a day dedicated to sharing and friendship.

A highlight of the visit was when most members of the delegation participated in a powwow alongside the First Nation. To the beat of drums, surrounded by dancers dressed in their finest traditional attire—bell dresses, feathered headdresses, and beaded jewelry—the visitors discovered the richness and vitality of Atikamekw culture. It was a moment of shared emotion and pride.

Beyond the festivities, the day provided an opportunity for profound exchanges. The two communities discussed the need to work together against the discrimination they both experience. From these conversations emerged a shared realization: their struggles converge, and unity is strength.

«This day will remain etched in our hearts. We came as guests and we leave as friends. Our two communities know discrimination and racism; by uniting our voices, we are stronger to fight them and make our dignity heard,» said Pierre Richard Thomas, director of LAKAY.

For LAKAY, which works to promote the inclusion of immigrant and racialized communities in Lanaudière, this visit marks the beginning of a lasting relationship, based on mutual respect and future joint projects: cultural exchanges, youth activities and joint public speaking engagements.

The organization warmly thanks the Manawan community for its generous welcome and looks forward to continuing together on this beautiful path of friendship and solidarity.


Affiche : Visite culturelle à Manawan, pow-wow et échange culturel entre les Premières Nations et la communauté noire dans Lanaudière, samedi 1er août 2026

A surge of solidarity between the Black community and the Atikamekw Nation of Manawan

Affiche : Visite culturelle à Manawan — pow-wow et échange culturel entre les Premières Nations et la communauté noire dans Lanaudière, samedi 1er août 2026

Two communities extend a hand on August 1st, united by respect and a shared experience of discrimination.

REPENTIGNY, July 31, 2026 – C'est sous le signe du respect et du rapprochement qu'une délégation de 150 personnes de l'organisme communautaire LAKAY, de Repentigny, se rendra demain, le 1er août, dans la communauté atikamekw de Manawan, sur le Nitaskinan, territoire ancestral de la Nation Atikamekw Nehirowisiw. Une journée d'échanges placée sous le signe de la solidarité entre les peuples.

This visit will bring together two communities that, each in their own way, carry a history marked by racism and discrimination. Black communities and First Nations still face prejudice, inequality, and discrimination on a daily basis. profiling – dans l'emploi, dans les services publics comme dans l'espace public. C'est en partie de cette expérience commune que naît le désir de se tendre la main. « Nous venons la main tendue, pour apprendre autant que pour partager. Ce qui nous rassemble est plus fort que ce qui nous divise », affirme Pierre Richard Thomas, directeur général de LAKAY.

La journée s'ouvrira par une conférence sur l'histoire précolombienne d'Haïti, suivie d'un dîner de rapprochement où se côtoieront les saveurs haïtiennes – griot, pikliz, riz collé – et la chaleur de l'accueil atikamekw. En après-midi, un atelier de tam-tam fera vibrer petits et grands au rythme des tambours, symbole de cultures qui se transmettent et se célèbrent.

Temps fort de cette rencontre : LAKAY proposera au Conseil des Atikamekw de Manawan la signature d'un protocole d'entente d'amitié et de collaboration. Fondé sur le respect mutuel, la réciprocité et le consentement, ce document vise à jeter les bases d'une relation durable : échanges culturels, jumelage de jeunes, activités de mentorat et prises de parole communes contre le racisme.

«This initiative goes beyond a single day. We want to start a journey that our two communities can travel together over the long term,» Mr. Thomas emphasizes.

Pour LAKAY, qui œuvre depuis des années à l'inclusion des communautés immigrantes et racisées de Lanaudière, ce rapprochement s'inscrit dans une vision plus large : celle d'une région où les peuples se reconnaissent, se respectent et se soutiennent face aux injustices.

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