Une visite de solidarité couronnée de succès entre la communauté noire et la Nation Atikamekw de Manawan

Une visite de solidarité couronnée de succès entre la communauté noire et la Nation Atikamekw de Manawan

Réunies autour d’un pow-wow, les deux communautés s’engagent à lutter ensemble contre la discrimination

MANAWAN, le 1er août 2026 – La journée de solidarité organisée par l’organisme LAKAY, de Repentigny, dans la communauté atikamekw de Manawan a été une belle réussite. Ce samedi 1er août, une délégation de la communauté noire de Lanaudière a été chaleureusement accueillie sur le Nitaskinan, territoire ancestral de la Nation Atikamekw Nehirowisiw, pour une journée placée sous le signe du partage et de l’amitié.

Temps fort de cette rencontre : les membres de la délégation ont pour la plupart pris part à un pow-wow aux côtés de la Première Nation. Au son des tambours, entourés de danseurs et de danseuses vêtus de leurs plus beaux atours traditionnels – robes à clochettes, coiffes de plumes et parures perlées –, les visiteurs ont découvert la richesse et la vitalité de la culture atikamekw. Un moment d’émotion et de fierté partagée.

Au-delà de la fête, la journée a été l’occasion d’échanges profonds. Les deux communautés ont discuté de la nécessité de travailler ensemble contre la discrimination qu’elles vivent l’une et l’autre. De ces conversations est né un même constat : leurs combats se rejoignent, et l’union fait la force.

« Cette journée restera gravée dans nos cœurs. Nous sommes venus en invités et nous repartons en amis. Nos deux communautés connaissent la discrimination et le racisme; en unissant nos voix, nous sommes plus forts pour les combattre et faire entendre notre dignité », a déclaré Pierre Richard Thomas, directeur de LAKAY.

Pour LAKAY, qui œuvre à l’inclusion des communautés immigrantes et racisées de Lanaudière, cette visite marque le début d’une relation durable, faite de respect mutuel et de projets communs à venir : échanges culturels, activités jeunesse et prises de parole conjointes.

L’organisme remercie chaleureusement la communauté de Manawan pour son accueil généreux et se réjouit à l’idée de poursuivre, ensemble, ce beau chemin d’amitié et de solidarité.


Affiche : Visite culturelle à Manawan, pow-wow et échange culturel entre les Premières Nations et la communauté noire dans Lanaudière, samedi 1er août 2026

Un élan de solidarité entre la communauté noire et la Nation Atikamekw de Manawan

Affiche : Visite culturelle à Manawan — pow-wow et échange culturel entre les Premières Nations et la communauté noire dans Lanaudière, samedi 1er août 2026

Deux communautés se tendent la main le 1er août, unies par le respect et une expérience commune de la discrimination

REPENTIGNY, le 31 juillet 2026 – C'est sous le signe du respect et du rapprochement qu'une délégation de 150 personnes de l'organisme communautaire LAKAY, de Repentigny, se rendra demain, le 1er août, dans la communauté atikamekw de Manawan, sur le Nitaskinan, territoire ancestral de la Nation Atikamekw Nehirowisiw. Une journée d'échanges placée sous le signe de la solidarité entre les peuples.

Cette visite réunira deux communautés qui, chacune à sa manière, portent une histoire marquée par le racisme et la discrimination. Communauté noire et Premières Nations font encore face, au quotidien, aux préjugés, aux inégalités et au profilage – dans l'emploi, dans les services publics comme dans l'espace public. C'est en partie de cette expérience commune que naît le désir de se tendre la main. « Nous venons la main tendue, pour apprendre autant que pour partager. Ce qui nous rassemble est plus fort que ce qui nous divise », affirme Pierre Richard Thomas, directeur général de LAKAY.

La journée s'ouvrira par une conférence sur l'histoire précolombienne d'Haïti, suivie d'un dîner de rapprochement où se côtoieront les saveurs haïtiennes – griot, pikliz, riz collé – et la chaleur de l'accueil atikamekw. En après-midi, un atelier de tam-tam fera vibrer petits et grands au rythme des tambours, symbole de cultures qui se transmettent et se célèbrent.

Temps fort de cette rencontre : LAKAY proposera au Conseil des Atikamekw de Manawan la signature d'un protocole d'entente d'amitié et de collaboration. Fondé sur le respect mutuel, la réciprocité et le consentement, ce document vise à jeter les bases d'une relation durable : échanges culturels, jumelage de jeunes, activités de mentorat et prises de parole communes contre le racisme.

« Cette démarche dépasse une simple journée. Nous souhaitons amorcer un chemin que nos deux communautés pourront parcourir ensemble, dans la durée », souligne M. Thomas.

Pour LAKAY, qui œuvre depuis des années à l'inclusion des communautés immigrantes et racisées de Lanaudière, ce rapprochement s'inscrit dans une vision plus large : celle d'une région où les peuples se reconnaissent, se respectent et se soutiennent face aux injustices.

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Veillée aux chandelles la nuit : des personnes recueillies tiennent des bougies allumées

Cinq ans après la mort de Jean-René Junior Olivier : ce qui a changé, ce qui n'a pas changé

Le 1er août 2021, Jean-René Junior Olivier, un homme noir de 38 ans, mourait à Repentigny lors d'une intervention du service de police de Repentigny. Ce matin-là, c'est sa mère, Marie-Mireille Bence, qui avait appelé le 9-1-1. Son fils vivait un grave épisode de détresse psychologique. Elle demandait de l'aide. Quatre ans plus tard, sa phrase continue de résonner : « J'ai appelé pour de l'aide, et on a tué mon fils. » À l'occasion de ce triste anniversaire, il vaut la peine de faire le bilan, honnêtement. Qu'est-ce qui a changé depuis? Et surtout, qu'est-ce qui n'a pas changé?

Rappel des faits

Peu après 7 h 30, des policiers sont dépêchés à la résidence familiale, rue de Niagara, pour une personne en crise armée d'un couteau. Selon le résumé officiel de l'intervention, les policiers ont tenté de dialoguer avec M. Olivier pendant une quinzaine de minutes et ont eu recours au poivre de Cayenne, sans parvenir à désamorcer la situation. Lorsque l'homme s'est dirigé vers eux, deux policiers ont fait feu. Les manœuvres de réanimation n'ont pas suffi. Jean-René Junior Olivier est décédé.

Sa mort a provoqué une onde de choc. Dès les jours suivants, des centaines de personnes se sont rassemblées lors de vigies et de sit-in devant l'hôtel de ville de Repentigny. Pour la communauté noire de la ville, ce drame n'était pas un événement isolé : il venait couronner des années de tensions et de plaintes pour profilage racial visant le service de police.

Ce qui a changé

Une reconnaissance publique, du moins en paroles. Sous la pression, la Ville a reconnu l'existence d'un problème. Un rapport commandé avait révélé que les personnes noires étaient environ trois fois plus susceptibles d'être interpellées par la police locale. La direction du service a admis que ces chiffres étaient difficiles à entendre, et un plan d'action pluriannuel a été adopté, prévoyant notamment un recrutement plus inclusif et de la formation pour les patrouilleurs.

Un rapport du coroner. L'enquête du coroner sur la mort de M. Olivier a recommandé que le service de police se dote d'armes dites intermédiaires — moins létales — et forme ses agents à leur usage, afin d'offrir une option entre le poivre de Cayenne et l'arme à feu lors d'interventions auprès de personnes en crise.

Une conversation nationale. Le nom de Jean-René Junior Olivier s'est ajouté à ceux qui ont nourri, au Québec, un débat de fond sur les interventions policières en contexte de santé mentale et sur le profilage racial. Ce débat a notamment porté sur les interceptions routières sans motif, dont la validité constitutionnelle est aujourd'hui examinée par la Cour suprême du Canada.

Ce qui n'a pas changé

Et pourtant, du point de vue de la famille et de la communauté, l'essentiel est demeuré intact.

Personne n'a été tenu responsable. En février 2023, le Directeur des poursuites criminelles et pénales a annoncé qu'aucune accusation ne serait portée contre les policiers, concluant que ceux-ci avaient des motifs raisonnables d'estimer que l'usage de leur arme était nécessaire à leur protection. L'identité des agents impliqués n'a jamais été rendue publique. Pour la mère de M. Olivier, l'absence de justice a constitué un second deuil.

La famille se bat toujours. Marie-Mireille Bence a intenté une poursuite civile de plus de 429 000 $ contre la Ville de Repentigny, reprochant au service de police une opération agressive à l'endroit d'une personne noire vulnérable qui avait besoin de soins, non d'une confrontation. Ce combat judiciaire se poursuit, des années après les faits.

Les plaintes de profilage continuent. Le drame n'a pas mis fin aux interpellations problématiques. Durant cette période, le Tribunal des droits de la personne a encore reconnu des cas de profilage racial visant le service de police de Repentigny. Sur le terrain, des citoyens noirs continuent d'exprimer les mêmes inquiétudes qu'avant 2021.

Aucune deuxième étude indépendante. C'est l'un des reproches centraux de LAKAY. À la veille du quatrième anniversaire de la mort de M. Olivier, l'organisme a de nouveau réclamé de la Ville qu'elle commande sans délai une deuxième étude indépendante sur le profilage racial. La première étude datait de 2021; depuis, aucune évaluation indépendante n'est venue mesurer si les actions annoncées avaient produit des résultats réels. Sans données, comment prétendre que la situation s'est améliorée?

Une mort qui ne sort pas de nulle part

Pour comprendre pourquoi la communauté noire de Repentigny a réagi si fortement, il faut replacer ce drame dans son contexte. La mort de Jean-René Junior Olivier n'a pas surgi dans un ciel serein : elle est survenue après des années de plaintes, de décisions de tribunaux et de témoignages accablants concernant le profilage racial exercé par le service de police local. Des enseignants, des pères de famille, des enfants même avaient déjà été interpellés, fouillés ou soupçonnés sans raison valable. LAKAY avait d'ailleurs documenté cette accumulation dans son rapport « Inertie municipale face au profilage racial à Repentigny de 2017 à 2021 » (voir notre page de référence sur le rapport).

C'est ce qui explique la double lecture du drame. Pour les autorités, il s'agissait d'une intervention tragique mais légale auprès d'une personne armée en crise. Pour la communauté, il s'agissait du point culminant prévisible d'une relation abîmée entre une police et une population qu'elle percevait comme suspecte par défaut. Ces deux lectures ne s'excluent pas totalement : on peut reconnaître la difficulté réelle d'une intervention et affirmer, en même temps, qu'un système mieux conçu — avec de vraies équipes de crise en santé mentale et sans profilage — aurait pu mener à une autre issue.

Un bilan en demi-teinte

Quatre ans plus tard, le bilan tient en une tension inconfortable : il y a eu des mots, des plans et des rapports, mais peu de preuves de changement mesurable. Un plan d'action ne vaut que par ses résultats. Des recommandations ne valent que si elles sont appliquées. Et la confiance d'une communauté ne se rebâtit pas par des communiqués, mais par des actes vérifiables.

LAKAY continue de porter deux demandes claires : une deuxième étude indépendante pour mesurer honnêtement l'évolution du profilage racial à Repentigny, et la fin des interceptions routières sans motif, reconnues par les tribunaux comme une porte d'entrée du profilage. Tant que ces demandes resteront sans réponse concrète, la question posée par la mère de Jean-René Junior Olivier restera, elle aussi, sans réponse.

Se souvenir, et agir

Se souvenir de Jean-René Junior Olivier, ce n'est pas seulement honorer une mémoire. C'est refuser que sa mort devienne une statistique de plus. Si vous ou un proche avez vécu du profilage racial, ou si vous souhaitez appuyer les démarches de la communauté, vous n'êtes pas seul.

LAKAY
818, rue Notre-Dame, bureau 202, Repentigny (Québec)
Téléphone : 514 532-0484
Site web : lakaymedia.org
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Voiture de police identifiée circulant dans une rue urbaine au Canada

La police m'a intercepté : qu'est-ce que j'ai le droit de faire?

Réponse courte : Vous avez le droit de garder le silence en tout temps. La seule fois où vous devez vous identifier (nom, adresse, date de naissance), c'est si vous êtes en état d'arrestation, en détention, si vous recevez un constat d'infraction, ou si vous êtes au volant d'un véhicule. Vous avez aussi le droit de savoir pourquoi la police intervient, le droit de parler à un avocat si vous êtes détenu ou arrêté, et le droit de filmer l'intervention en gardant vos distances. Le reste de ce guide explique comment reconnaître chaque situation et comment réagir calmement pour protéger vos droits.


Trois situations différentes, trois séries de droits

Au Québec, une intervention policière ne veut pas toujours dire la même chose. Il est important de savoir dans quelle situation vous vous trouvez, parce que vos obligations changent.

1. L'interpellation (« street check »). C'est quand un policier vous aborde dans la rue pour vous poser des questions, sans que vous soyez soupçonné d'une infraction précise. En droit, l'interpellation n'existe pas vraiment : le policier n'a pas de pouvoir légal de vous forcer à répondre. Vous pouvez refuser de dire où vous allez, d'où vous venez, ce que vous faites ou avec qui. Vous pouvez aussi demander : « Suis-je libre de partir? » Si la réponse est oui, vous pouvez partir. Important : au Québec, un policier n'a pas l'obligation de vous informer que vous avez le droit de ne pas vous identifier et de quitter les lieux. C'est à vous de le savoir.

2. L'interception routière. C'est quand un policier demande à un automobiliste d'immobiliser son véhicule. Si vous conduisez, vous devez fournir votre permis de conduire, la preuve d'assurance et le certificat d'immatriculation. Vous devez aussi vous identifier. Les passagers, eux, ne sont pas dans la même situation qu'un conducteur : ils conservent le droit de garder le silence, sauf s'ils sont eux-mêmes détenus ou arrêtés.

3. La détention et l'arrestation. Vous êtes en détention si la police intervient auprès de vous et que vous n'êtes plus libre de partir, même sans être formellement arrêté. Vous êtes en état d'arrestation si la police croit que vous avez commis une infraction — et dans ce cas, on doit vous le dire clairement. Ce sont les situations où vous avez le plus de droits, décrits plus bas.

Où en est le droit sur les interceptions « sans motif »?

Un mot sur une question d'actualité, parce que beaucoup de gens en entendent parler. L'article 636 du Code de la sécurité routière permettait aux policiers d'intercepter n'importe quel automobiliste sans aucun motif. En 2022, la Cour supérieure du Québec a jugé que ce pouvoir favorisait le profilage racial des conducteurs noirs et violait la Charte canadienne des droits et libertés. La Cour d'appel a confirmé cette décision en 2024.

Le gouvernement du Québec a porté la cause en Cour suprême du Canada, qui a accepté de l'entendre en mai 2025. En attendant le jugement final, une suspension partielle est en vigueur : les policiers peuvent encore procéder à des interceptions aléatoires, mais uniquement pour vérifier la sobriété au volant (alcool, drogue) et pour les contrôles de transport de personnes et de marchandises. Autrement dit, le débat n'est pas terminé. Ce qui ne change pas, peu importe l'issue : vos droits fondamentaux lors d'une intervention restent les mêmes, et le profilage racial demeure interdit.

Les étapes : comment réagir, dans l'ordre

  1. Restez calme et gardez vos mains visibles. La première minute donne le ton. Évitez les gestes brusques, surtout la nuit ou dans un véhicule. Ce n'est pas une question de soumission, mais de sécurité pour éviter que la situation dégénère.

  2. Demandez dans quelle situation vous êtes. Posez la question simplement : « Est-ce que je suis en état d'arrestation ou en détention? » et « Suis-je libre de partir? » La réponse détermine vos obligations. Si vous êtes libre de partir et qu'on ne vous soupçonne de rien, vous pouvez mettre fin à l'échange poliment.

  3. Identifiez-vous seulement si la loi l'exige. Vous devez donner votre nom, votre adresse et votre date de naissance dans quatre cas : arrestation, détention, remise d'un constat d'infraction, ou conduite d'un véhicule. En dehors de ces cas, s'identifier reste votre choix.

  4. Exercez votre droit au silence. Vous n'avez pas à vous expliquer, à vous justifier ou à répondre aux questions sur vos allées et venues. Vous pouvez dire : « Je vais garder le silence » et « Je veux parler à un avocat. » Ce n'est pas un aveu de culpabilité; c'est un droit protégé par la Charte.

  5. Si vous êtes détenu ou arrêté, demandez un avocat immédiatement. C'est un droit fondamental. La police doit vous laisser communiquer avec un avocat et vous expliquer, en langage clair, pourquoi vous êtes détenu ou arrêté. Vous pouvez recourir à l'aide juridique gratuite si vous êtes admissible.

  6. Notez et documentez. Demandez le nom ou le numéro de matricule des policiers (ce n'est pas obligatoire pour eux de le fournir, mais c'est utile). Vous avez le droit de filmer ou d'enregistrer l'intervention, à condition de garder une distance suffisante pour ne pas nuire au travail policier — sinon, on pourrait vous accuser d'entrave.

  7. Après l'intervention, écrivez tout. Dès que possible, notez la date, l'heure, le lieu, le numéro d'autopatrouille, la description des policiers, ce qui a été dit et fait, et le nom des témoins. Cette mémoire écrite est précieuse si vous décidez de porter plainte.

Les délais et les documents à conserver

  • Sur le coup : ayez votre permis, votre immatriculation et votre preuve d'assurance accessibles si vous conduisez.
  • Après : conservez tout constat d'infraction, tout document remis par les policiers, vos notes personnelles, vos vidéos ou photos, et les coordonnées des témoins.
  • Pour une plainte en déontologie policière : vous avez un an à partir de l'événement (ou du moment où vous apprenez qu'il y a eu un manquement) pour déposer votre plainte. Voir notre guide « Porter plainte contre un policier au Québec ».
  • Pour une plainte de profilage racial à la Commission des droits de la personne : vous avez trois ans à partir de l'incident. Voir notre guide sur la CDPDJ.
  • Pour contester un constat d'infraction : le délai est habituellement indiqué sur le constat lui-même. Ne le laissez pas passer.

Ce qu'il ne faut pas faire

  • Ne mentez pas et ne donnez pas de fausse identité. Garder le silence est un droit; mentir peut devenir une infraction.
  • Ne résistez pas physiquement, même si vous croyez l'intervention injuste. Le bon moment pour contester, c'est après, par une plainte ou devant un tribunal — pas sur place. La résistance peut entraîner des accusations supplémentaires.
  • Ne consentez pas à une fouille par simple réflexe. La police peut vous fouiller dans certaines situations, même sans arrestation. Mais vous n'êtes pas obligé de consentir à une fouille qui n'est pas justifiée. Vous pouvez dire calmement : « Je ne consens pas à cette fouille. » Ne bloquez pas physiquement le policier pour autant.
  • Ne discutez pas votre cause sur le bord de la route. N'essayez pas d'argumenter le droit ou de convaincre le policier qu'il a tort. Notez plutôt ce qui se passe.
  • N'effacez pas vos enregistrements. Vos vidéos peuvent devenir votre meilleure preuve.
  • Ne restez pas seul avec un sentiment d'injustice. Si vous croyez avoir été ciblé à cause de votre origine ou de votre couleur de peau, ce n'est pas « dans votre tête » — le profilage racial est reconnu par les tribunaux québécois. Parlez-en et faites-vous accompagner.

LAKAY peut vous accompagner

Vous n'avez pas à traverser cela seul. LAKAY offre un accompagnement gratuit et confidentiel aux personnes immigrantes et racisées de Repentigny et de la région de Lanaudière. Nous pouvons vous aider à mettre par écrit ce qui s'est passé, à comprendre vos recours et, si vous le souhaitez, à préparer une plainte ou à vous orienter vers les bonnes ressources juridiques.

LAKAY
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Téléphone : 514 532-0484
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Pour un accompagnement dans un dossier d'interception ou de profilage, communiquez avec nous et demandez notre service d'accompagnement aux droits.


Ce guide fournit de l'information générale sur le droit en vigueur au Québec. Il ne remplace pas un avis juridique adapté à votre situation. Pour des conseils sur un dossier précis, consultez un avocat ou communiquez avec LAKAY, qui pourra vous orienter.


Manifestation pacifique contre le racisme avec pancartes « Stop racisme » et poing levé

LAKAY DEMANDE UNE ENQUÊTE PUBLIQUE SUR LE RACISME AU SEIN DE PLUSIEURS CORPS POLICIERS

Repentigny, le 15 juin 2026 – À la lumière des récentes révélations concernant le démantèlement d'une équipe de policiers du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) à la suite d'allégations de comportements racistes et discriminatoires, LAKAY demande la tenue d'une enquête publique indépendante sur l'ampleur du racisme au sein de plusieurs corps policiers du Québec, incluant les corps de police de Repentigny , de Terrebonne et de Mascouche.

Ces révélations soulèvent de sérieuses préoccupations quant à la culture organisationnelle de certaines institutions policières. Pour LAKAY, il ne s'agit pas d'un incident isolé, mais d'un symptôme d'un problème plus profond dénoncé depuis de nombreuses années par les communautés noires, autochtones, arabes et racisées.

« Nous ne sommes malheureusement pas surpris par cette situation. Depuis des années, des citoyens nous rapportent des expériences de profilage racial, de discrimination et de traitements inéquitables. Trop souvent, leurs voix ont été ignorées ou minimisées », affirme Pierre Richard Thomas, directeur de LAKAY.

L'organisme estime que les enquêtes internes et les mesures disciplinaires, bien qu'importantes, ne suffisent plus à rétablir la confiance du public. Une enquête publique indépendante permettrait de documenter l'ampleur du phénomène, d'entendre les victimes, d'identifier les causes systémiques et de formuler des recommandations concrètes pour prévenir de tels comportements.

LAKAY invite le gouvernement du Québec à agir avec transparence et courage afin de garantir que tous les citoyens puissent bénéficier d'un traitement juste, équitable et respectueux de leurs droits fondamentaux.


LAKAY dénonce fermement la manifestation de groupes suprémacistes blancs à Shawinigan

 

Repentigny, le 1er juin 2026 – LAKAY exprime sa profonde inquiétude et condamne avec la plus grande fermeté la manifestation de groupes suprémacistes blancs qui s’est tenue récemment à Shawinigan, en Mauricie.

Dans un contexte mondial marqué par une recrudescence des discours racistes, xénophobes et haineux, de tels rassemblements ne peuvent être banalisés. Ils constituent un signal préoccupant pour l’ensemble de la société québécoise et canadienne. La montée des idéologies d’extrême droite à travers le monde crée un terrain fertile pour la normalisation de l’intolérance, de la discrimination et de l’exclusion de groupes déjà vulnérables.

LAKAY rappelle que le Québec s’est construit sur des valeurs de respect, d’ouverture et de vivre-ensemble. Les manifestations faisant la promotion de la supériorité raciale vont directement à l’encontre de ces principes fondamentaux et alimentent un climat social qui peut mener à des actes de haine, d’intimidation et même de violence.

Nous invitons également les responsables politiques à faire preuve de prudence et de responsabilité dans leurs discours publics. Lorsque certains groupes sont constamment présentés comme des menaces ou comme responsables des problèmes sociaux, cela peut contribuer à légitimer les préjugés et encourager les mouvements extrémistes. Les mots ont un impact réel et peuvent influencer les comportements de personnes déjà sensibles aux idéologies radicales.

L’histoire nous enseigne que les actes les plus tragiques commencent souvent par la banalisation de propos haineux. Il est donc essentiel que les élus, les institutions et l’ensemble de la société civile travaillent ensemble pour combattre le racisme sous toutes ses formes et promouvoir le dialogue, l’inclusion et la cohésion sociale.

LAKAY réaffirme sa solidarité envers toutes les communautés visées par la haine et poursuivra ses efforts de sensibilisation, d’éducation et de rapprochement interculturel afin de bâtir une société plus juste, inclusive et sécuritaire pour tous.


LAKAY partage son expertise d’intervention contre le racisme en milieu scolaire au colloque de l’ACFAS

LAKAY est fier d’annoncer que son directeur, Pierre Richard Thomas, a présenté une conférence le 12 mai dernier, dans le cadre du colloque de l’ACFAS intitulé « S'engager contre le racisme au prisme des interventions en milieu éducatif », tenu à l’Université du Québec à Trois-Rivières, en mode hybride.

Lors de cette communication, LAKAY a partagé une approche d’action communautaire développée sur le terrain, visant à soutenir les milieux éducatifs dans la prévention et la réduction des effets du racisme à l’école. La présentation a mis de l’avant trois leviers complémentaires qui structurent les interventions de l’organisme : la sensibilisation expérientielle, la co-construction avec les acteurs scolaires, et la transformation des pratiques par la mobilisation.

Concrètement, LAKAY a présenté ses activités auprès des élèves, dont des ateliers sur le racisme en milieu scolaire, ainsi que des actions d’accompagnement et de formation destinées au personnel scolaire afin de renforcer la capacité d’intervention, le suivi et la création d’environnements sécurisants. L’organisme a également souligné l’importance de relier les enjeux actuels à des repères sociohistoriques, notamment par des conférences éducatives.

Un moment fort de la présentation a été consacré au concours d’écriture « Ma plume contre le racisme et le profilage racial », déployé dans les écoles secondaires de la grande région de Montréal. Cette initiative mobilise les élèves autour de la prise de parole, de la réflexion critique et de la création, en valorisant des textes porteurs de sens et en contribuant à bâtir une culture scolaire plus inclusive.

« Nous sommes très heureux d’avoir pu partager notre expérience et nos pratiques avec des chercheurs, des enseignants et des intervenants. Ces échanges sont essentiels pour renforcer les ponts entre le milieu communautaire, le milieu scolaire et le milieu universitaire, et pour faire avancer des interventions concrètes et durables », a déclaré Pierre Richard Thomas, directeur de LAKAY.


Lanaudière : LAKAY lance un sondage sur la sécurité et le racisme dans la région

Dans un contexte où les enjeux de sécurité et de racisme continuent de susciter des préoccupations au sein de nos communautés, l’organisme LAKAY lance aujourd’hui un sondage régional afin de donner la parole à la population de Lanaudière.

Organisme engagé dans la défense des droits et l’accompagnement des communautés, LAKAY souhaite mieux comprendre la réalité vécue par les citoyennes et citoyens dans leur quotidien. Ce sondage vise à recueillir des données concrètes sur le sentiment de sécurité, mais aussi sur les expériences liées au racisme dans différents milieux, notamment à l’école, au travail, dans la rue et dans les lieux publics.

Pourquoi ce sondage est-il important ?
Parce que derrière les statistiques, il y a des vécus, des histoires et des réalités qui doivent être entendues. Trop souvent, certaines situations restent invisibles ou sous-estimées. En documentant ces expériences, LAKAY souhaite dresser un portrait fidèle de la situation dans Lanaudière et mettre en lumière les enjeux qui nécessitent une attention urgente.

Les résultats de ce sondage permettront non seulement de sensibiliser la population et les décideurs, mais aussi de formuler des recommandations concrètes auprès des institutions, des municipalités et des partenaires du milieu. Il s’agit d’un outil essentiel pour orienter des actions structurantes et contribuer à bâtir une région plus inclusive, sécuritaire et équitable pour toutes et tous.

Que vous ayez vécu des situations de discrimination ou non, votre participation est essentielle. Chaque réponse compte et contribue à renforcer la portée de cette démarche collective. Le sondage est entièrement confidentiel et ne prend que quelques minutes à remplir.

LAKAY rappelle que la lutte contre le racisme et la promotion de la sécurité sont des responsabilités collectives. En participant à ce sondage, vous contribuez directement à faire avancer les réflexions et à soutenir des actions concrètes pour améliorer la qualité de vie dans notre région.

👉 Participez dès maintenant au sondage et faites entendre votre voix.

Ensemble, faisons de Lanaudière un milieu où chacun et chacune peut se sentir en sécurité et respecté.

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La 4e édition du concours Ma plume contre le racisme et le profilage racial couronnée de succès au Collège de l’Assomption

L’Assomption, le 28 mars 2026 – La remise des prix de la 4e édition du concours Ma plume contre le racisme et le profilage racial s’est déroulée avec succès ce samedi 28 mars 2026 au Collège de l’Assomption, en présence de plus de 100 personnes venues célébrer l’engagement et le talent de la jeunesse.

Organisée dans une ambiance à la fois solennelle et chaleureuse, la cérémonie a réuni des élèves, des parents, des membres du personnel scolaire, des élus ainsi que plusieurs invités de la communauté. Au total, 30 finalistes issus de 16 écoles de la grande région de Montréal ont été honorés dans le cadre de cet événement, qui met en lumière la parole des jeunes sur les réalités du racisme et du profilage racial.

Ce concours, porté par LAKAY, offre depuis quatre ans un espace d’expression aux élèves du secondaire afin qu’ils puissent réfléchir, dénoncer et sensibiliser à travers l’écriture. Par leurs textes, les jeunes contribuent à nourrir une réflexion essentielle sur la justice, l’inclusion et le vivre-ensemble.

Le Prix Coup de cœur du jury a été attribué à Lilyanna Gagnon, du Collège Esther-Blondin, pour son texte Entre deux rives, ma voix brise le silence.

Dans la catégorie du premier cycle du secondaire, le premier prix a été remis à Lila Scozzaro, du Collège Saint-Sacrement, pour son poème J’ai un rêve. Le deuxième prix a été décerné à Fleur Sanchez, de l’École secondaire Robert-Gravel, pour son texte Toi l’intrus.

Dans la catégorie du deuxième cycle du secondaire, le premier prix a été attribué à Anaïs Hanout, du Collège Mont-Royal, pour son texte Quand la lumière apprend à parler. Le deuxième prix est revenu à Marie Kéranne N’Guessan, de l’École Étoile-du-Nord, pour son texte La couleur de mon rêve.

Du côté anglophone, le premier prix a été remis à Hafsa Bam Hamed, de l’École secondaire Jacques-Rousseau, pour son texte A Fight for Humanity. Le deuxième prix a été attribué à Coralie Elisabeth Antoine, du Collège de l’Assomption, pour That One Joke.

Il importe de souligner que cette cérémonie s’inscrit dans le cadre de la Semaine d’actions contre le racisme, qui se tient chaque année au Québec depuis plus de 20 ans. À travers cette initiative, LAKAY réaffirme l’importance de faire entendre la voix des jeunes et de reconnaître leur rôle dans la lutte contre le racisme et le profilage racial.


Mieux comprendre les injustices vécues par les professionnel·le·s noir·e·s en réadaptation : la conférence de Cindy Louis-Delsoin présentée par LAKAY

Ce vendredi 27 février 2026, dans le cadre du Mois de l’histoire des Noirs, LAKAY a présenté une conférence de Cindy Louis-Delsoin (erg., M. Sc., PhD(c)) intitulée « Mieux comprendre les injustices vécues par les professionnels noirs en réadaptation ». À travers une présentation structurée et accessible, la conférencière a proposé des repères concrets pour aider les milieux de la santé — et plus particulièrement la réadaptation — à mieux nommer, reconnaître et corriger des réalités vécues sur le terrain.

D’entrée de jeu, Cindy Louis-Delsoin a invité les participant·e·s à distinguer “injustice” et “discrimination”, en montrant que l’injustice ne se limite pas à un geste intentionnel. Elle a expliqué que certaines injustices sont liées à des déséquilibres de pouvoir, à des atteintes aux droits et à des mécanismes multifactorielles qui produisent des inégalités. Pour illustrer cette nuance, elle a utilisé l’exemple des listes d’attente : un même système peut générer des effets inéquitables, même lorsque personne ne “vise” explicitement un groupe.

La conférence a ensuite situé ces enjeux dans une perspective plus large, en rappelant que le racisme anti-Noir a une histoire bien documentée dans les professions de la santé. Cindy Louis-Delsoin a présenté des éléments de littérature montrant que, malgré des avancées, l’accès, la reconnaissance et la progression des personnes noires ont longtemps été freinés au Canada, ce qui a laissé des traces dans les cultures institutionnelles et les pratiques contemporaines.

Au cœur de la rencontre, la conférencière a partagé les apprentissages issus de ses recherches en réadaptation — un travail doctoral en cours — qui vise à explorer les réalités des professionnel·le·s noir·e·s en réadaptation au Québec. Elle a proposé une grille de lecture en trois dimensions : injustices raciales, épistémiques et systémiques. Dans ce cadre, elle a nommé des vécus rapportés et fréquemment reconnus dans les milieux de travail : la solitude (se sentir à l’écart), la lourdeur (être constamment sur ses gardes, porter une “charge raciale”) et l’invalidation (la nonchalance ou la minimisation par l’entourage professionnel). Du côté de la discrimination, elle a distingué microagressions (stéréotypes péjoratifs, gestes maladroits, curiosité intrusive) et macroagressions, telles que la surveillance plus sévère et la pression d’assimilation.

Enfin, Cindy Louis-Delsoin a insisté sur l’importance de passer des constats à l’action. Elle a proposé des initiatives afroémancipatrices pour répondre aux enjeux : réseautage, association, sensibilisation, projets jeunesse, balados, politiques organisationnelles — sans oublier l’espace nécessaire à la “Black joy”, comme force de résilience et de reconstruction. La conférence s’est conclue sur un appel clair : multiplier les réflexions, mais surtout engager des actions mesurables, durables et co-construites avec les personnes concernées.

Rappelons que cette conférence a été réalisée par l’organisme LAKAY dans le cadre du Mois de l’histoire des Noirs dans Lanaudière, une programmation régionale qui met en valeur l’héritage, les contributions et les réalités contemporaines des communautés noires, tout en ouvrant des espaces de dialogue et de transformation.