COMMUNIQUÉ — POUR DIFFUSION IMMÉDIATE
28 septembre : anniversaire du décès de Joyce Echaquan • 30 septembre : Journée nationale de la vérité et de la réconciliation
Repentigny, le 28 septembre 2026 — En ce sixième anniversaire du décès de Joyce Echaquan et à l’approche de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, LAKAY s’incline devant la mémoire de cette mère atikamekw de Manawan et joint sa voix à celles des Premières Nations pour exiger, encore une fois, que cesse le racisme systémique dont les peuples autochtones sont victimes au Québec.
Le 28 septembre 2020, Joyce Echaquan, 37 ans, mère de sept enfants, est morte à l’hôpital de Joliette, ici même dans Lanaudière, après avoir filmé en direct les insultes racistes que lui adressait le personnel chargé de la soigner. Dans son rapport publié en 2021, la coroner Géhane Kamel a conclu que le racisme et les préjugés subis par Mme Echaquan avaient contribué à son décès. Joyce n’a pas été victime d’un simple dérapage individuel : elle a été victime d’un système qui, depuis trop longtemps, traite les Autochtones comme des citoyens de seconde zone.
« Joyce a eu le courage de montrer au monde entier ce que tant d’autres vivent dans le silence. Six ans plus tard, refuser de nommer le racisme systémique, c’est refuser de le combattre. Nous le disons clairement : le racisme systémique existe, il blesse et il tue », déclare Pierre Richard Thomas, directeur de LAKAY.
Le Principe de Joyce : un devoir d’action
Élaboré par le Conseil des Atikamekw de Manawan et le Conseil de la Nation Atikamekw, le Principe de Joyce vise à garantir à tous les Autochtones un accès équitable et sans discrimination aux services sociaux et de santé. Plusieurs ordres professionnels et établissements l’ont adopté, mais le gouvernement du Québec n’y a toujours pas souscrit, notamment parce que l’un de ses fondements est la reconnaissance du racisme systémique. À quelques jours des élections générales du 5 octobre, LAKAY demande :
- au gouvernement du Québec et à toutes les formations politiques de reconnaître l’existence du racisme systémique et de s’engager à adopter et à appliquer le Principe de Joyce ;
- au réseau de la santé et des services sociaux, notamment dans Lanaudière, d’offrir une formation obligatoire en sécurisation culturelle conçue avec les Premières Nations ;
- aux gouvernements de mettre pleinement en œuvre les appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation du Canada et les recommandations de la Commission Viens.
- à toutes les formations politiques de prendre l’engagement de mener une enquête publique sur le profilage racial au sein de certains services de police au Québec, donc Montréal et Repentigny.
Journée nationale de vérité et de réconciliation
Le 30 septembre, la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation honore les enfants disparus et les survivants des pensionnats autochtones, ainsi que leurs familles et leurs communautés. Pour LAKAY, la réconciliation ne peut pas se limiter aux commémorations : elle passe par la vérité sur les injustices d’hier et d’aujourd’hui, et par des gestes concrets.
C’est dans cet esprit que LAKAY a accompagné, le 1er août dernier, une délégation d’environ 150 membres de la communauté noire à Manawan pour une journée d’échanges culturels avec la Nation atikamekw. Cette rencontre a confirmé ce que nos communautés savent déjà : les communautés noires et les Premières Nations partagent l’expérience du profilage, de la discrimination et des obstacles dans l’accès aux services. Nos luttes sont liées, et notre solidarité l’est aussi.
LAKAY invite la population de Repentigny et de Lanaudière à porter le chandail orange le 30 septembre, à participer aux activités commémoratives organisées par les Premières Nations et à s’informer sur le Principe de Joyce. Nous pensons aujourd’hui à la famille de Joyce Echaquan, à ses enfants et à toute la communauté de Manawan.
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À lire également : Une visite de solidarité couronnée de succès entre la communauté noire et la Nation Atikamekw de Manawan.
À propos de LAKAY
LAKAY (Chez Nous Média 2007) est un organisme à but non lucratif de Repentigny qui défend et promeut les droits et intérêts des membres des communautés culturelles, notamment dans Lanaudière, en les sensibilisant aux enjeux d’accès aux services, de sécurité, de conditions socioéconomiques et de représentativité. L’organisme favorise l’inclusion, la tolérance et le rapprochement interculturel par des activités et programmes rassembleurs.
