Julius Kambarage Nyerere - Le Sage du Continent Africain
Le Sage du Continent Africain
Julius Kambarage Nyerere (1922–1999), premier président de la Tanzanie indépendante et figure majeure du panafricanisme, est l’un des leaders africains les plus respectés du XXᵉ siècle. Visionnaire, humaniste, éducateur et bâtisseur, il a consacré sa vie à défendre la justice sociale, la dignité humaine et l’unité des peuples africains.
Surnommé “Mwalimu”, qui signifie enseignant en swahili, il demeure un symbole de sagesse, de modestie et de leadership moral pour toute la diaspora noire.
✊ Un architecte de la liberté et de l’unité
Nyerere joue un rôle déterminant dans l’indépendance du Tanganyika en 1961, qu’il souhaite bâtir sur :
- l’égalité entre tous,
- la solidarité communautaire,
- la construction d’un État juste et stable,
- la lutte contre la pauvreté et les divisions ethniques.
Il participe ensuite à la création de la Tanzanie, née de l’union entre le Tanganyika et Zanzibar. Cette fusion pacifique reste l’un des exemples les plus remarquables d’unité nationale en Afrique.
🌍 Un pilier du panafricanisme
Nyerere est l’un des plus grands défenseurs de l’unité africaine.
Il participe activement à la création de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) et soutient courageusement les mouvements de libération du continent :
- en Afrique du Sud,
- au Mozambique,
- en Zambie,
- en Angola,
- au Zimbabwe.
Pour lui, aucun pays africain n’est libre tant que d’autres sont encore sous domination.
Son engagement fait de la Tanzanie une terre d’accueil pour les révolutionnaires du continent.
📚 L’éducation comme fondation de la liberté
Avant d’être président, Nyerere est enseignant, et cette vocation influence profondément son leadership.
Il croit au pouvoir transformateur de l’éducation pour :
- libérer les consciences,
- développer les nations,
- construire une société équitable.
Sous sa présidence, la Tanzanie réalise l’une des plus fortes expansions de l’éducation primaire en Afrique.
🌱 L’ujamaa : une vision de justice sociale
Nyerere propose un modèle social fondé sur les traditions africaines de coopération : l’ujamaa (famille élargie).
Même si ce modèle a connu des défis, il repose sur des valeurs fondamentales :
- solidarité,
- équité,
- refus de l’exploitation,
- développement collectif.
Cette philosophie continue d’influencer les réflexions sur le développement africain.
✨ Un héritage précieux pour le Mois de l’Histoire des Noirs
Julius Nyerere incarne :
- un leadership éthique,
- une gouvernance fondée sur l’intégrité,
- une vision panafricaine profonde,
- la conviction que l’avenir de l’Afrique repose sur l’unité et la justice.
Pour le Mois de l’Histoire des Noirs, il rappelle :
- que la dignité est un droit,
- que la solidarité est une force,
- que l’éducation est une arme de transformation,
- que le continent africain a donné au monde des sages et des bâtisseurs.
📜 Citation inspirante de Julius Nyerere
« L’unité ne nous sera jamais donnée. Nous devons la créer, la nourrir et la protéger. »
L’honorable Jean Augustine, figure majeure de l’histoire canadienne.
Née Simon le 9 septembre 1937, l’Honorable Jean Augustine fut La première femme noire élue à la Chambre des communes du Canada en 1993, la première femme noire nommée ministre au sein du Cabinet fédéral (2002), la première commissaire à l’équité de l’Ontario (20072015), l’initiatrice de la motion reconnaissant février comme Mois de l’histoire des Noirs au Canada (motion adoptée en 1995). Elle nous invite, chacune et chacun, à croire en notre capacité à changer le monde un geste, une cause, une conviction à la fois :
« Ayez une passion et sachez ce que c’est. Prenez un risque. Cherchez, et trouvez, des mentors et des modèles. N’acceptez pas la médiocrité. Ayez confiance que vous pouvez changer le monde. »
— L’honorable Jean Augustine
Une pionnière de l’équité et de l’histoire noire au Canada
L’honorable Jean Augustine est l’une des figures les plus marquantes de l’histoire contemporaine du Canada. Éducatrice, militante communautaire, leader sociale et femme politique, elle a ouvert des portes essentielles pour la représentation des Canadiens noirs.
En 1993, elle devient la première femme noire élue à la Chambre des communes du Canada, un moment historique qui marque une avancée majeure pour l’inclusion et la diversité dans la vie démocratique du pays.
✊ Une vie dédiée au service public et à l’égalité
Avant d’entrer en politique, Jean Augustine travaille comme enseignante puis directrice d’école, et s’engage activement dans :
- la défense des droits des femmes,
- la valorisation des communautés noires,
- la lutte contre la pauvreté,
- le développement communautaire.
Son parcours se distingue par une constante : élever les autres et élargir l’espace des possibles pour les groupes marginalisés.
📚 La force derrière le Mois de l’Histoire des Noirs au Canada
L’une de ses contributions les plus marquantes survient en 1995, lorsqu’elle dépose à la Chambre des communes une motion visant à reconnaître le Mois de l’Histoire des Noirs au Canada.
La motion est adoptée à l’unanimité, faisant du Canada l’un des rares pays à consacrer officiellement un mois à la célébration de l’histoire, des luttes et des contributions des communautés noires.
Grâce à elle, chaque année, des milliers d’écoles, d’organismes et d’institutions peuvent :
- célébrer les contributions des AfroCanadiens,
- valoriser les héros historiques,
- réfléchir à l’équité sociale,
- promouvoir la diversité culturelle.
🌍 Une ambassadrice de la justice sociale
Au-delà de son rôle parlementaire, Jean Augustine fait progresser :
- la lutte contre les discriminations,
- l’accès à l’éducation,
- les droits des femmes,
- la représentation des minorités.
Elle continue, après sa carrière politique, à soutenir des initiatives pour la jeunesse, l’autonomisation des femmes et l'inclusion des communautés afrodescendantes.
Son héritage est aujourd’hui célébré partout au pays, notamment par la Jean Augustine Chair in Education, Community and Diaspora à l’Université York.
✨ Pourquoi elle est essentielle durant le Mois de l’Histoire des Noirs
Jean Augustine incarne :
- le courage de briser les barrières,
- l’importance de la représentation,
- la force des communautés noires dans la construction du Canada,
- le pouvoir de transformer une société grâce au leadership, à l’éducation et à l’engagement.
Son parcours rappelle que le Mois de l’Histoire des Noirs n’est pas seulement une commémoration du passé, mais aussi une invitation constante à bâtir un avenir plus juste et inclusif.
📜 Citation inspirante (attribuée à Jean Augustine)
« Lorsque vous ouvrez une porte, ne la refermez jamais derrière vous. »
PERSONNALITÉS NOIRES INSPIRANTES À TRAVERS L’HISTOIRE
Il n’existe sans doute aucune ignominie sur cette terre que le monde noir n’ait pas subie : l’esclavage, la déshumanisation, la négation de son identité, l’effacement volontaire de son histoire, le silence imposé sur son apport à l’humanité, le déni de sa culture, la minimisation de son génie, le rejet, l’exploitation de sa force et l’absence de reconnaissance… la liste des injustices est interminable.
Et pourtant, il est resté debout. Debout dans la tempête. Debout dans la douleur. Debout dans la dignité.
Partout, à travers les siècles, des voix courageuses se sont levées, parfois seules, pour éclairer la voie. Jamais les fils et les filles dignes de l’Afrique, sur le continent ou déportés, n’ont accepté, les bras croisés, le destin que voulaient leur imposer les tyrans. Jamais!
C’est dans cet esprit que nous avons choisi de présenter 28 personnalités noires, durant les 28 jours du mois de FÉVRIER rappelant le mois de l’histoire des noirs, soit une personnalité par jour.
Vingt-huit personnalités qui, par leur combat, leur détermination et leurs sacrifices, ont légué un héritage précieux aux générations futures. Un héritage de liberté, de pensée, de culture et d’espoir.
Ces portraits ne sont pas seulement des rétrospectives : ils sont des phares, des invitations à marcher plus haut, plus fort, plus fier.
Une nouvelle ressource en santé mentale pour la communauté noire : lancement de la plateforme web santé mentale des Noirs
Repentigny, 27 novembre 2025
POUR DIFFUSION IMMÉDIATE
Une nouvelle ressource en santé mentale pour la communauté noire : lancement de la plateforme web santé mentale des Noirs
Repentigny (QC), 27 novembre 2025 – Santé Mentale des Noirs, une plateforme numérique novatrice, dévoile aujourd’hui un espace de ressources et d’accompagnement conçu spécifiquement pour la communauté noire du Québec. Cet outil relie la communauté noires québécoise à des psychologues et thérapeutes qualifiés qui comprennent les réalités culturelles, les parcours et les défis vécus par cette communauté. Cette ressource est rendue possible grâce à l’aide de l’Agence de la santé du Canada, qui soutient les initiatives favorisant l’accès à des services de santé mentale adaptés et inclusifs.
Une réponse à un besoin réel
La santé mentale dans la communauté noire est trop souvent négligée ou mal desservie en raison de barrières culturelles, linguistiques ou institutionnelles. La plateforme offre un espace ou vous pouvez trouver des professionnelles de confiance où le lien social et la croissance personnelle sont au cœur de chaque démarche.
Un accompagnement professionnel adapté et culturellement sensible
Avec plus de 30 professionnels listés actuellement et établis dans plusieurs villes, la plateforme Santé Mentale des Noirs offre un éventail de ressources en français, anglais, créole, lingala, kinyarwanda et plusieurs autres langues parlées dans la communauté. L’objectif : proposer un soutien clinique solide, enraciné dans la compréhension des réalités individuelles, culturelles et collectives.
Comment ça fonctionne ?
Les utilisateurs peuvent explorer les ressources via le site web, choisir un professionnel selon leurs besoins, leur langue, puis débuter un accompagnement flexible. L’interface vise aussi à démystifier la thérapie et encourager une démarche proactive en santé mentale.
À propos de la plateforme Santé Mentale des Noirs
C’est une plateforme québécoise créée pour la communauté noire afin de faciliter l’accès à des services de santé mentale culturellement adaptés. Elle s’appuie sur une approche de proximité, de confiance et d’excellence clinique.
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Pour plus d’information
Site web : https://santementale.lakay.quebec
Contact presse : info@lakay.quebec
Un bel espace d’échange et de guérison : retour sur l’atelier « Santé mentale des parents noirs »
Le samedi 18 octobre 2025, l’organisme LAKAY a tenu un atelier marquant sur la santé mentale des parents noirs, sous le thème « Prendre soin de soi pour mieux prendre soin des autres ». Animée par la psychologue Michael OBAS ROMAIN, cette rencontre a permis à une trentaine de participantes et participants d’échanger ouvertement sur les défis émotionnels auxquels font face les parents noirs dans un contexte où le racisme et la discrimination peuvent peser lourdement sur le bien-être familial.
Mme OBAS ROMAIN a souligné l’importance de reconnaître les facteurs de stress liés aux microagressions, à l’isolement et aux attentes culturelles souvent élevées. Elle a proposé des stratégies concrètes pour cultiver l’équilibre personnel et renforcer la résilience collective : « Se donner la permission de ralentir, de parler et de se soutenir mutuellement est déjà un acte de guérison », a-t-elle rappelé.
L’ambiance de confiance et de solidarité a marqué les esprits. Comme l’a exprimé l’un des participants, M. Jean-Philippe D. :
« Cet atelier m’a ouvert les yeux. Parfois, on porte tout le poids de la famille sans s’en rendre compte. J’ai compris aujourd’hui qu’il faut d’abord prendre soin de soi pour pouvoir être présent pour les autres. »
Face à cet engouement, LAKAY est heureux d’annoncer la tenue d’un nouvel atelier le 1er novembre 2025, toujours animé par Mme Michael OBAS ROMAIN, cette fois-ci destiné aux jeunes de la communauté noire. L’objectif : aborder la santé mentale des jeunes, leurs défis identitaires et émotionnels, et leur offrir des outils pour mieux s’exprimer et s’épanouir.
🗓 Prochain atelier : samedi 1er novembre 2025, de 16h à 18h
📍 Local de LAKAY – 818, rue Notre-Dame, Repentigny
Ces ateliers sont rendus possibles grâce au financement de l’Agence de la santé du Canada, que nous remercions sincèrement pour son appui continu au bien-être des communautés noires.
Lakay Media lance la 4e édition du concours de texte “Ma plume contre le racisme et le profilage racial”
NOTE DE PRESSE
Pour diffusion immédiate
Date : 13 octobre 2025
Montréal, QC — L’organisme Lakay Media annonce le lancement officiel de la 4e édition du concours de texte “Ma plume contre le racisme et le profilage racial”, sous le thème « Nos voix face au silence ».
Ce concours, devenu un rendez-vous incontournable pour les jeunes du secondaire, invite les élèves à exprimer leurs réflexions, leurs émotions et leurs expériences face aux réalités du racisme et du profilage racial à travers la force des mots.
Une tribune pour les jeunes voix
Destiné aux élèves du secondaire de la grande région de Montréal et de Lanaudière, le concours encourage la création littéraire sous toutes ses formes — poème, slam, récit ou texte argumentatif. L’objectif : offrir un espace d’expression et de résistance pacifique, où chaque mot devient un acte de courage et d’humanité.
« Nos jeunes ont des voix puissantes. Ce concours leur permet de transformer leur vécu, leur colère ou leur espoir en une œuvre porteuse de changement », souligne l’équipe de Lakay Media.
Dates importantes
· Date limite pour soumettre les textes : 6 février 2026
· Remise des prix : 28 mars 2026
Prix à gagner
Six prix seront remis pour récompenser la créativité et la profondeur des textes :
· 1er prix du 1er cycle : 500 $
· 2e prix du 1er cycle : 250 $
· 1er prix du 2e cycle : 500 $
· 2e prix du 2e cycle : 250 $
· Prix « Coup de cœur » : 500 $
· Prix du meilleur texte anglophone : 500 $
Comment participer
Les participants doivent soumettre un texte original, inédit et personnel d’un maximum de deux pages, en format Word, avant le 6 février 2026, à l’adresse courriel indiquée sur le site officiel : www.lakaymedia.org/concours-de-texte
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LAKAY lance le projet « Ensemble pour une Équité en Santé »
Un engagement pour la santé mentale des communautés noires de Lanaudière
Repentigny, 18 septembre 2025 – L’organisme LAKAY est fier d’annoncer la mise en œuvre du projet « Ensemble pour une Équité en Santé », une initiative novatrice financée par Santé Canada dans le cadre du Fonds pour la santé mentale des communautés noires.
Ce projet vise à répondre aux inégalités en santé mentale vécues par les communautés noires, particulièrement dans la région de Lanaudière. Confrontées à des défis liés au racisme systémique, aux inégalités socio-économiques et à un manque d’accès à des services adaptés culturellement, ces communautés font face à des risques accrus de stress, d’anxiété et de dépression.
À travers des ateliers, formations, groupes de discussion et ressources adaptées, LAKAY travaillera main dans la main avec les membres de la communauté, les institutions locales et les professionnels de la santé pour :
- Réduire les barrières d’accès aux services de santé mentale ;
- Outiller et sensibiliser les intervenants aux réalités vécues par les communautés noires ;
- Créer des réseaux de soutien inclusifs, adaptés aux différents sous-groupes (jeunes, familles monoparentales, nouveaux arrivants, femmes, aînés).
Le projet se déploiera en format hybride – en présentiel dans des écoles, centres communautaires et espaces de loisirs, mais aussi en ligne pour favoriser l’accessibilité.
Avec « Ensemble pour une Équité en Santé », LAKAY poursuit sa mission de promouvoir l’équité et l’inclusion, en offrant des solutions concrètes et durables pour améliorer la santé mentale et renforcer la résilience des communautés noires et racisées de Lanaudière.
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Lakay célèbre la réussite de sa première cohorte du projet d’Insertion des jeunes dans trois provinces canadiennes
Repentigny, le 17 août 2025 –LAKAY est fier d’annoncer la clôture officielle de la première cohorte de son ambitieux projet Insertion des jeunes, un programme novateur d’accompagnement socioprofessionnel qui s’est déroulé simultanément dans trois provinces du Canada : le Nouveau-Brunswick, l’Ontario (Toronto) et le Québec.
Durant six mois intensifs, de jeunes adultes éloignés du marché du travail ou du système scolaire ont pu bénéficier d’un parcours de formation complet combinant ateliers de développement personnel, renforcement de compétences numériques, orientation professionnelle et immersion dans le monde du travail. Ce programme visait à briser l’isolement, combattre le décrochage et favoriser une intégration durable dans la société.
À la fin de cette première cohorte, la majorité des jeunes ont trouvé un emploi ou ont repris le chemin des études, preuve de l’impact transformateur du programme. Plus qu’un simple projet de formation, Insertion des jeunes a misé sur l’accompagnement humain, en intégrant un système de mentorat personnalisé. Chaque jeune a été jumelé à un mentor bénévole qui l’a écouté, conseillé, valorisé et soutenu tout au long de son cheminement.
« Avant de commencer ce programme, je ne croyais pas en moi. J’étais persuadé que je n’avais rien à offrir. Grâce aux ateliers, à mon mentor, et au groupe, j’ai découvert que j’avais des forces. Aujourd’hui, je travaille dans une entreprise où je me sens respecté, et j’envisage de retourner à l’école pour finir mon DEP. Ce projet a changé ma vie. »
— Jason M., participant de la cohorte de Toronto
Pour LAKAY, ce projet s’inscrit dans une volonté plus large de favoriser l’inclusion sociale et économique des jeunes issus de l’immigration, souvent confrontés à des barrières systémiques et à un manque de représentation dans le milieu professionnel. Cette première cohorte est une grande réussite, et déjà, une seconde vague de recrutement est en préparation dans les trois provinces.
Lakay tient à remercier chaleureusement tous les mentors, partenaires communautaires et le gouvernement du Canada qui ont rendu possible cette aventure humaine et éducative.
LAKAY EXIGE UNE DEUXIÈME ÉTUDE INDÉPENDANTE SUR LE PROFILAGE RACIAL À REPENTIGNY
LAKAY demande formellement à la Ville de Repentigny de commander sans délai une deuxième étude indépendante sur le profilage racial. Cette demande est motivée par l’absence de preuves concrètes démontrant des changements réels depuis la première étude menée il y a cinq ans, et par les inquiétudes persistantes exprimées par les citoyens noirs de Repentigny.
La première étude, commandée par l’administration municipale précédente et réalisée par un groupe de chercheurs universitaires indépendants, avait révélé une situation alarmante en juin 2021 : les personnes noires avaient trois fois plus de chances d’être interpelées par la police que les autres citoyens. Ces résultats clairs et préoccupants exigeaient des mesures fortes.
Lors de la dernière campagne électorale municipale, un sondage réalisé par la firme Sondage Léger a révélé que le profilage racial figurait parmi les principales préoccupations des citoyennes et citoyens de Repentigny.
Or, quatre ans après leur arrivée au pouvoir, aucune nouvelle étude indépendante n’a été réalisée pour évaluer les actions mises en place. Entre-temps, en juillet 2022, la Ville de Repentigny et deux de ses policiers ont été condamnés pour profilage racial à l’endroit d’un citoyen noir, démontrant que les pratiques discriminatoires persistent.
Par ailleurs, quatre ans après la mort de Jean René Junior Olivier, un homme noir à la suite d’une intervention policière à Repentigny, le 1er aout 2021, LAKAY s’interroge sérieusement sur ce qui a véritablement changé dans les façons de faire de la police municipale.
L’organisme interpelle également les partis politiques municipaux : Quelles mesures concrètes entendent-ils proposer pour mettre fin aux interceptions et interpellations aléatoires visant les personnes noires à Repentigny?
Il est temps d’agir. Les discours ne suffisent plus. Nous exigeons de la transparence, de la reddition de comptes et des actions concrètes.
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LAKAY salue la décision du Tribunal des droits de la personne contre le profilage racial à Terrebonne
LAKAY salue la décision du Tribunal des droits de la personne contre le profilage racial à Terrebonne
Repentigny, le 14 mai 2025 – LAKAY se réjouit de la décision rendue par le Tribunal des droits de la personne dans l’affaire opposant M. Ted Michel au Service de police de la Ville de Terrebonne (SPVT). Le jugement, qui reconnaît que M. Michel a été injustement intercepté et sanctionné en raison de la couleur de sa peau, marque une étape significative dans la lutte contre le profilage racial au Québec.
Les faits sont préoccupants : M. Michel, un homme noir de 42 ans, a été intercepté par deux policiers alors qu’il ne commettait aucune infraction. Son seul tort, selon le Tribunal, aura été de soutenir le regard des policiers. Bien qu’il portait sa ceinture et n’utilisait pas son téléphone au volant, il a tout de même reçu des contraventions totalisant 1002 $. La juge a qualifié les motifs des policiers d’« invraisemblables » et a conclu que leur intervention était fondée sur un préjugé racial.
Le Tribunal a non seulement ordonné le versement de 15 000 $ en dommages à M. Michel, mais a également imposé des mesures concrètes visant à enrayer le profilage racial dans les pratiques policières, notamment une formation obligatoire dispensée par un expert en profilage racial, ainsi que la collecte systématique de données sur l’appartenance raciale perçue des personnes interceptées par le SPVT.
« Cette décision vient valider ce que dénoncent depuis des années les communautés racisées : le profilage racial est une réalité systémique au Québec. Le cas de M. Michel – intercepté simplement parce qu’il a soutenu le regard des policiers – en est une démonstration troublante. Le Tribunal a reconnu que si M. Michel avait été blanc, les policiers ne l’auraient pas interpellé », souligne Pierre Richard Thomas, directeur de LAKAY.
Depuis plusieurs années, LAKAY accompagne les victimes de profilage racial, de discrimination systémique et d’abus d’autorité dans la région de Lanaudière. Nos services incluent un soutien dans les démarches auprès de la Commission des droits de la personne, l’assistance lors des rencontres en déontologie policière, ainsi qu’un accompagnement humain et juridique dans les dossiers impliquant la DPJ ou d'autres instances. Le cas de M. Michel démontre encore une fois la nécessité de ces services.
LAKAY appelle l’ensemble des corps policiers du Québec à tirer des leçons de ce jugement. Il est temps de passer de la parole aux actes : chaque citoyen, peu importe son origine, a droit au respect de sa dignité et à une égalité réelle devant la loi.
Nous saluons le courage de M. Michel, qui a choisi de dénoncer cette injustice, et encourageons toutes les victimes de profilage racial à faire entendre leur voix. Cette décision envoie un message clair : le profilage racial n’a pas sa place dans nos institutions.









